L’annonce de la migration des projets Photon et Géorisque vers la DSI AIP, prévue pour le 1er février, s’inscrit dans une stratégie qui soulève de nombreuses interrogations sur la cohérence, la transparence et les impacts concrets de ce transfert/réorganisation.
Une stratégie qui manque de clarté et de transparence
Le transfert de projets matures vers les DSI métiers se présente comme une étape logique dans une démarche de responsabilisation des équipes opérationnelles, mais il est entaché d’un déficit d’informations et de transparence (coûts précis des projets Photon et Géorisque, opacité sur la gestion financière et la maîtrise des investissements).
La confiance des salariés exige de la transparence.
De plus, la DT2 qui est en constante mutation, avec 12 modifications depuis début 2023, rend le suivi difficile pour les représentants du personnel. Cette instabilité organisationnelle, couplée à un délai très court entre la présentation (29 janvier) et la mise en œuvre (1er février), ne paraît pas respecter les principes de prudence et de concertation nécessaires à une gestion saine du changement.
Si le transfert des équipes, notamment des Product Managers et Product Owners, est présenté comme une évolution technique, sans changement d’affectation pour les développeurs, nous constatons que la centralisation dans le Data Office a permis de bâtir une expertise forte en IA et Data, essentielle à la maîtrise des enjeux stratégiques.
Une communication et un dialogue social insuffisants
Les Organisations Syndicales s’entendent pour dire que le temps impartit aux questions soulevées lors des CSE sur la DT2 restent sans réponse précise (sourcing, suivi des coûts, devenir des prestataires, organigramme détaillé, etc.) restent sans réponse faute de temps que la Direction accepte d’y consacrer. Serait-ce une volonté de la Direction de museler les Organisations Syndicales?
La rapidité de la mise en œuvre, conjuguée à un manque de communication claire, risque d’accroître le stress et l’incertitude parmi les salariés concernés, pouvant se traduire par une démotivation.
Conclusion : encore une évolution à surveiller de près
Si la décentralisation des projets peut présenter des avantages en termes de réactivité et d’adaptation aux besoins métier, elle ne doit pas se faire au détriment de la stabilité, de la maîtrise des coûts, de la préservation des compétences et du bien-être des salariés.