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Seniors, enfin l’organisation d’un calendrier social sur le thème des « salariés expérimentés »

4 février 2026

La négociation « seniors », désormais obligatoire au niveau de l’entreprise, vise à augmenter le taux d’emploi des travailleurs les plus âgés, très mauvais au niveau français.

Pour la CFDT, cette négociation ne sera en mesure de faire progresser les choses que si l’objectif poursuivi est partagé par les représentants des salariés et la Direction, à savoir créer les conditions pour que les salariés les plus âgés puissent aller au bout de leur carrière dans des conditions acceptables. Ils ne doivent pas être condamnés à terminer leur parcours professionnel en arrêt maladie ou au chômage.

L’enquête sur les conditions de travail menée par la DARES* illustre la problématique en identifiant, pour chaque secteur d’activité, le pourcentage de salariés qui se sentent capables d’aller au bout de leur carrière en exerçant la même activité.

*61 % des salariés des banques et assurances déclarent ne pas être capable de faire le même travail jusqu’à la retraite

La position actuelle de la Direction sur les seniors, dont elle s’enorgueillit fréquemment, se résume à un slogan : « l’audace n’a pas d’âge ».

À travers ce slogan, elle assume, sous prétexte de non-discrimination, d’offrir aux seniors les mêmes opportunités de carrière pour peu qu’ils soient aussi performants que leurs cadets. Autant dire que c’est la meilleure option pour ne pas traiter le sujet, tout en donnant l’impression de le prendre en compte.

En adoptant cette philosophie, elle n’assume pas son rôle sociétal qui consiste à contribuer à emmener les seniors sans encombre jusqu’à leur fin de carrière.

Pour la CFDT, cette approche n’est pas acceptable. Tout d’abord, elle renvoie à la négation d’une réalité physiologique incontestable qui fait que la capacité de résistance à la maladie et au stress est moins forte au-delà d’un certain âge. Le fait de contester cette évidence, en évoquant des cas particuliers (ex. : il a fait un marathon à 85 ans), n’a aucune valeur scientifique.

Ensuite, la CFDT estime nécessaire de différencier selon les tranches d’âge, un salarié de 50 ans n’étant pas à considérer comme un salarié de plus de 60 ans. Pour ce dernier, le nombre d’années qui le sépare de la retraite peut paraître d’autant plus long que l’âge d’un possible départ recule.

Dans le cadre de la négociation à venir, les axes revendicatifs de la CFDT seront les suivants :

  • Pour les plus de 50 ans
    • Garanties quant à leur possibilité d’obtenir encore des évolutions professionnelles, avec un réel accompagnement des RH, notamment par une réelle prise en compte de leur candidature lors d’ouvertures de postes.
    • Garanties d’évolution salariale comparable en moyenne à celles des classes d’âge inférieures.
  • Pour les plus de 60 ans
    • Pérennisation des dispositifs de fin de carrière (TAR, Mécénat de fin de carrière).
    • Valorisation de la retraite progressive par un abondement de l’entreprise pour les cotisations retraite, au-delà du taux d’activité exercé.
    • Adaptation des objectifs sur les dernières années de carrière, moins tournés sur la performance pure de production, mais davantage sur la transmission des savoirs, le tout sans préjudice financier.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la négociation, dont l’enjeu fondamental est de faire sortir la Direction de sa posture non engageante en matière de traitement de la problématique des seniors.

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