Des changements réglementaires qui exigent des réponses immédiates
Depuis les évolutions issues de la Loi de financement de la Sécurité sociale et de la Loi de finances pour 2026 du 20 février 2026, les primes versées après 70 ans ne sont plus défiscalisées dans les mêmes conditions. Pour la CFDT, il est hors de question que ces nouvelles règles soient gérées dans le flou ou qu’elles aient des conséquences négatives pour les salariés.
C’est pourquoi nous avons demandé à la direction comment elle compte adapter la note sur les reprises d’UP sur les contrats à primes périodiques (circulaire n°29-2018), mais aussi quelles seront les répercussions sur la STIM en cours, la prime d’activité et la prime à l’équipement.
La CFDT a également demandé que les objectifs des AC et des IAC sur l’APE retraite soient revus en cohérence avec cette nouvelle donne.
Notre exigence est simple : les salariés ne doivent ni subir les effets de décisions réglementaires qu’ils ne maîtrisent pas, ni voir leur compte de franchise impacté.
Une direction qui temporise, sans lever les inquiétudes
Face à nos interpellations, la direction répond qu’il faut d’abord conseiller et qu’il ne serait pas question de stopper systématiquement les versements. Une réunion entre les IFS et les juristes d’Axa est annoncée le 25 mars 2026 pour approfondir le sujet.
Les reprises de commissions liées aux arrêts précoces des PER dans les 25 premiers mois sont suspendues pour un an. À l’issue de cette période, la Direction en évaluera les effets et décidera d’une reprise partielle, totale ou nulle. La direction préfère attendre et étudier la volumétrie avant de se prononcer. Dans le même temps, elle annonce déjà que les objectifs des AC et des IAC ne seront pas modifiés, au prétexte que les volumes concernés seraient faibles au regard de la croissance du marché.
Pour la CFDT, le compte n’y est pas
Pour la CFDT, cette réponse n’est pas satisfaisante. On ne peut pas demander aux salariés de s’adapter à un contexte qui change, tout en refusant de revoir les règles, les objectifs et les impacts concrets sur leur activité.
Pas question non plus que le flou serve de prétexte pour maintenir la pression commerciale sans garanties pour les équipes. La CFDT continuera à exiger des mesures claires, justes et protectrices, et restera pleinement mobilisée pour que les salariés ne fassent pas les frais de cette situation.