La règlementation sur la transparence salariale, dont la mise en œuvre est prévue en France en juin 2026, fait déjà l’objet de nombreux débats médiatiques. Contrairement à certaines idées reçues, il ne s’agit pas de rendre public les salaires individuels, mais de fournir des indicateurs collectifs permettant à chaque salarié de situer sa propre rémunération.
La CFDT milite depuis longtemps pour une meilleure transparence salariale.
Nous sommes convaincus que la transparence constitue un levier essentiel d’équité et de justice sociale, notamment en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Cette mesure doit être utile, concrète et aller bien au-delà d’un simple exercice de conformité réglementaire.
La CFDT attend de la direction qu’elle s’approprie pleinement cette obligation afin d’améliorer réellement l’équité salariale. La mise en œuvre de la transparence salariale limitera les écarts observés dans les résultats de l’index égalité femmes-hommes. Cette mesure, en engageant la responsabilité de la direction, favorisera une culture durable d’équité salariale.
Un outil efficace permettra à chaque salarié de situer sa rémunération.
La publication de données sur les moyennes et les médianes, par métier, par genre, au sein de l’entreprise est indispensable.
Cela pour identifier les écarts de rémunération, les inégalités, inciter l’entreprise à les corriger ou à justifier objectivement les écarts constatés.
Pour la CFDT, la transparence salariale est un moyen essentiel de détecter et dénoncer les discriminations et de donner aux salariés les moyens de faire respecter leurs droits.
Ne craignons pas les effet de la transparence.
Certains prétendent qu’elle nuira à la confidentialité ou créera des tensions, mais en réalité, elle établira un cadre clair, objectif et partagé pour analyser les écarts et agir, sans stigmatisation.
Conclusion
La transparence salariale est une avancée majeure pour des entreprises plus justes. La CFDT appelle l’entre-prise à ne pas se limiter au strict minimum légal, mais à faire de cette mesure un levier d’équité renforcée et de dialogue social renforcé.