Réorganisation de la DT2 : Quand la simplification et la performance passe avant tout
La Direction a dévoilé un vaste projet de réorganisation pour la DT2, touchant 1800 salariés d’Axa France. L’objectif affiché ? Simplifier l’organisation face à une demande technologique croissante, portée notamment par l’IA et la DATA.
Concrètement, la Direction souhaite passer de douze à dix directions, tout en regroupant les fonctions centrales aujourd’hui dispersées : gestion des risques, pilotage financier, sécurité, qualité de service et architecture seraient ainsi centralisés dans une Direction Centrale des Systèmes d’Information.
La Direction met en avant des bénéfices tangibles comme la réduction des délais des petits projets, l’harmonisation des pratiques de pilotage, une meilleure maîtrise des coûts technologiques.
Néanmoins, derrière ce discours orienté performance, la suppression de plusieurs postes de managers, notamment au sein des pôles performance, nous inquiète légitimement. Par ailleurs, le dossier reste flou sur le volet social, alors même que la mise en œuvre est prévue dès le 1er octobre.
Fidèle à ses valeurs, la Cfdt a mené un travail rigoureux lors de cette séance en posant des questions précises et structurées, couvrant l’ensemble des enjeux : charge de travail, risques psychosociaux, employabilité des salariés spécialisés, impact sur les fiches de poste, garanties sur le télétravail et indicateurs de suivi. Nous avons obtenu certaines réponses, mais force est de constater que le volet social demeure insuffisamment détaillé. Comment accompagner sereinement des salariés qui devront absorber la transformation tout en gérant l’existant ?
Face à ces incertitudes, les élus Cfdt ont demandé une suspension de séance afin de délibérer collectivement sur la mise au vote d’une expertise. Notre position était claire : la Cfdt, tout comme FO, s’est prononcée en faveur de cette expertise pour éclairer davantage les conséquences sociales du projet. En revanche, l’UDPA et la CFE-CGC ont refusé de voter, empêchant ainsi la réalisation de cette expertise. On peut légitimement s’interroger : l’intérêt réel des salariés est-il vraiment leur priorité ?
Cette séquence illustre parfaitement notre engagement au sein du CSE : défendre concrètement les droits des salariés sans posture stérile, mais avec fermeté.
Nous saluons la volonté de simplification affichée, notamment le regroupement des socles DATA et le renforcement de l’indépendance des architectes. Toutefois, une bonne intention ne suffit pas : ce qui compte, ce sont les résultats mesurables et le respect des conditions de travail.
En cette fin d’année, les salariés éliront leurs représentants du personnel. Ils devront donc rester vigilants sur le choix de celles et ceux qui sauront réellement les représenter et les protéger.
Il ne suffit pas d’offrir des chèques cadeaux de Noël pour garantir une véritable protection. Le marketing a ses limites !
La Cfdt continuera à se battre pour obtenir des indicateurs concrets et un accompagnement individualisé digne de ce nom.