SIMPLIFICATION DU SYSTÈME DE RÉMUNÉRATION AEP – LES NÉGOCIATIONS TOMBENT À L’EAU
Alors que tout le monde s’entend pour dire que le système actuel est une nébuleuse complexe et contre-productive, la Direction contre l’avis des organisations syndicales et de la CFDT en particulier n’a pas pris le temps pour travailler dossier.
À confondre vitesse et précipitation, la simplification n’a pu aboutir
Le système de rémunération des forces commerciales, c’est le socle. Impossible de faire l’impasse dessus. Si de nombreux points vont dans le bon sens, d’autres sont rédhibitoires.

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup
Au lieu de prendre plus de temps avec les représentants syndicaux pour détricoter le système et en construire un clair et motivant, la Direction a fait du « forcing » et de la « mauvaise communication » auprès des commerciaux :
Garantir que le nouveau système serait plus favorable sans remettre de document résumant les simulations positives ou négatives ;
Refuser de donner les simulations à certains commerciaux.
Moralité, ce manque de transparence a provoqué l’effet inverse : ni les commerciaux ni la CFDT ne sont convaincus par le projet.

Les points positifs

Une augmentation importante du salaire de base :
des nouveaux entrants passant de 1 748 euros à 2 056 euros soit une hausse de +17,62 %
des confirmés et Responsable de clientèle
de 1 748 euros à 2 156 euros soit une hausse de +23,33 %
des Inspecteurs Conseil
de 2 116 euros à 2 433 euros soit une hausse de +10,25 %
Concernant les Inspecteurs Conseil, cette hausse est en trompe-l’œil, car les IC, étant les producteurs réalisant le chiffre d’affaires le plus important, ont un salaire qui incluent régulièrement les différentes primes et qui avoisinent les 3000 euros de moyenne mensuels hors production.

La suppression du débit reporté de mois en mois.

Une augmentation des pondérations des différents produits.

Un paiement de l’encours.

La suppression du plafond du nombre de clients (critères d’obtention de la prime à l’équipement)

La prise en charge des frais réels.

La possibilité pour tous d’atteindre un taux de commission de 2,4 %

L’accompagnement financier sur 3 ans
Les points qui achoppent

Cette grille/courbe du taux de commissionnement progressif est identique à l’ensemble des collaborateurs pour tous les grades sans changement en cours de carrière

Avec le maintien du principe de l’amortissement du salaire de base avec le commissionnement réalisé chaque mois (« compte d’avance »)

Un plafonnement du taux de commission à 2,4 % comme actuellement

La baisse d’environ -30 % du montant de la prime d’ancienneté pour les salariés de l’ex-réseau S, ce qui est inacceptable.

Entre 11 % et 50 % des commerciaux seraient perdants avec ce nouveau système

Un taux de commissionnement commençant à 1,5 % à la place du taux actuel de 1,7 %.

L’accompagnement financier qui sera inefficace en cas de chute de plus 20 % de la production.

La non-mise en place d’une circulaire pour le passage du grade de RC à IC qui permettrait d’éviter les promotions « à la tête du client ».

Le refus de mettre en place une garantie de gain lors du retour en arrière d’un salarié quittant le réseau avec Mandataire d’assurance comme l’actuelle garantie de gain mise en place lors de l’intégration dans la filière mandataire.
Le projet de salaire de base par grade
Pour le moment rien ne change. Tous les commerciaux AEP restent sur le système en cours de rémunération. Si la Direction est sincère, et elle va revoir sa copie pour prendre le temps de simplifier le système pour qu’il soit motivant et sans impact négatif pour les salariés. Nous attendons.
