Une hausse inquiétante des risques psychosociaux révélée par le SPST
Le rapport 2025 du Service de Prévention et Santé au Travail (SPST) d’AXA France, présenté lors du CSE Fonctions Centrales, révèle des chiffres alarmants qui nécessitent une mobilisation immédiate.
En effet, les indicateurs de santé mentale montrent une dégradation préoccupante avec une augmentation de 46% des visites à la demande des salariés et une hausse significative des scores d’anxiété, de dépression et de stress. Les trois problématiques majeures identifiées représentent un signal d’alarme : l’intensité et le temps de travail (30% des orientations), les relations avec la hiérarchie (18,8%) et les rapports sociaux au travail (17,5%).
Face à cette situation critique, nous demandons un renforcement urgent des moyens alloués à l’accompagnement psychologique. Actuellement, un seul psychologue intervient une journée par semaine pour Nanterre, VdF et Marly, ce qui s’avère manifestement insuffisant au regard de l’ampleur et ne permet pas de répondre efficacement à la détresse croissante des salariés, particulièrement touchés par l’épuisement professionnel et les situations de burn-out.
Sur les sites en province, cette activité est déléguée. Retrouvez ici les coordonnées des psychologues.
Des solutions concrètes pour protéger la santé des salariés
La nouvelle médecin coordonnatrice, arrivée en septembre 2025, reconnaît elle-même l’urgence d’agir en prévention primaire et secondaire. Les données montrent notamment une explosion des demandes de télétravail pour raison médicale (+40%), révélant l’ampleur du mal-être sur site. Par ailleurs, l’augmentation du nombre d’inaptitudes médicales constitue un indicateur supplémentaire de la gravité de la situation.
Vos élus proposent plusieurs axes d’action prioritaires : d’abord, l’augmentation immédiate du temps de présence du psychologue du travail, ensuite la mise en place systématique d’interventions préventives lors des réorganisations, et enfin le développement de dispositifs de médiation et de coaching individuel. Ces mesures doivent s’accompagner d’une véritable politique de prévention des risques psychosociaux, incluant des actions sur l’organisation du travail, la charge mentale et l’accompagnement des managers de proximité.