Le CSE Central a obtenu que l’instance soit consultée sur le projet AXELERE. L’information donnée aux élus s’avère décevante puisqu’elle se résume à la méthode qui sera mise en œuvre, alors que nous demandions à voir le détail des 300 initiatives qui constituent le projet pour pouvoir mesurer leur impact sur les conditions de travail et sur l’emploi.
L’objet d’AXELERE est limpide, gagner en compétitivité et diminuer le coût unitaire de nos contrats tout en répondant à l’attente croissante de nos clients.
AXELERE concerne toutes les directions et s’appuie sur différents leviers : IA & automatisation, renoncements, modèle opérationnel, optimisation des achats, shoring.
Parmi ces initiatives, certaines ont un impact économique sans affecter le travail des salariés. C’est le cas des achats (loyers, achat IT…). Mais ce qui préoccupe la Cfdt, ce sont les sujets qui impacteront les conditions de travail et l’emploi.
La Direction ne nous donne pas d’informations sur ces sujets, d’où une proposition soumise au vote de l’instance en vue de désigner un expert pour nous aider à y voir plus clair préalablement à la mise en oeuvre du projet.
Si UDPA-UNSA, FO et la Cfdt ont soutenu cette demande, le choix de la CFE-CGC de s’en dissocier ne nous permettra pas d’en savoir plus à ce stade.
Le CSE Central devra donc se contenter du regard de l’expert économique de l’instance au fil du déploiement des 300 initiatives, mais sans pouvoir réagir en amont. La Cfdt considère cette situation extrêmement dommageable pour un dossier de cette importance.