L’importance fondamentale du sujet dans l’entreprise
Le groupe AXA ne va pas attendre là où la concurrence avance. Aujourd’hui les salariés AXA utilisent l’IA générative (SecurGPT, Copilot ou SmartinAXA) mais, très vite, L’IA agentique devrait prendre une place importante.

Au-delà d’être une technologie, l’Intelligence Artificielle est un enjeu de pouvoir, de conditions de travail, de santé et d’environnement.
La CFDT veut traiter ces différents aspects dans le cadre du dialogue social au sein de l’entreprise.
L’impact environnemental
L’utilisation massive des données hébergées dans d’énormes Datacenters a un impact négatif sur l’environnement (consommation massive d’énergie et d’eau). Pour la CFDT il faut mettre en place des indicateurs qui, pour chaque usage et selon la requête effectuée, informent les utilisateurs et agrègent précisément le coût environnemental lié aux utilisations. Cela est une nécessité pour piloter nos usages et prendre les bonnes décisions.

L’évolution des métiers
Si l’IA peut automatiser des tâches pénibles, elle menace aussi de transformer radicalement, voire de supprimer, certains emplois.
Il faut anticiper et faire en sorte que l’IA soit au service du salarié et non à l’origine de sa disparition ?
La répartition de la valeur
L’IA permet de produire plus et plus vite. Il est impératif que les gains de productivité liés à l’IA servent à augmenter les rémunérations, à faciliter l’aménagement du temps travaillé et à améliorer les conditions de travail.
La surveillance et le management algorithmique
Le maintien des rôles et responsabilités de l’humain est essentiel. La protection des données, le droit à la déconnexion doivent être garantis.
L’éthique et la santé au travail
La perte de sens face à une machine comme l’intensification des tâches sont source de dégradation de la santé mentale des salariés.
La CFDT alerte depuis l’origine sur le risque d’intensification du travail et l’épuisement qui en résulte.

Nous devons nous protéger contre l’apparition de nouvelles maladies comme le « Brain Fry », lié à la surcharge cognitive provoquée par l’IA (brouillard mental), ou le Vibe Coding Paralysis (productivité infinie de l’IA qui impacte le cerveau des codeurs informatiques) *
(*) Source : Le Lab de la Sécurité Sociale, ANI : Artificial Narrow Intelligence, AGI : Artificial General Intelligence, ASI : Artificial Super Intelligence.
L’accélération du rythme de travail, la multiplication des outils, la nécessité de supervision constante, et la surcharge d’informations sont autant de mécanismes qui menacent la capacité cognitive humaine, menant à une fatigue mentale profonde. Pour éviter cela, il faut adopter des pratiques équilibrées, limiter la supervision et le nombre d’outils simultanés, adapter l’organisation du travail.
Le rôle de la CFDT
Cette technologie utilise des Agents IA, c’est-à-dire des programmes qui rendent l’IA Agentique capable :

Rester vigilants sur les impacts de l’IA sur l’emploi.

Veiller à ce que l’IA soit un outil au service de l’humain, et non un instrument de contrôle ou de précarisation.

Mesurer l’impact environnemental de nos usages et faire en sorte de les limiter à ce qui est nécessaire.
La CFDT a demandé en 2023 et obtenu en 2025 un accord-cadre permettant aux élus de suivre et questionner l’arrivée de nouveaux outils IA. Cet accord doit évoluer dans le sens d’un renforcement pour prendre en compte les nouvelles technologies, l’accroissement des risques pour la santé et les risques environnementaux toujours plus forts.