Le Département AML Office et Opérations Sécurité Financière de la DCOR va connaître une nouvelle évolution organisationnelle. Ce projet s’inscrit dans un contexte de renforcement des obligations européennes en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), et les nouvelles exigences européennes vont accroître les contrôles, les activités déclaratives et les travaux de connaissance client (KYC).
Pour la Direction, l’objectif est clair : adapter l’organisation à l’arrivée du paquet réglementaire AML, à l’augmentation constante des volumes d’alertes et à des exigences toujours plus fortes en matière de contrôle et de reporting. Le projet prévoit notamment de rapprocher à Pessac les activités de sécurité financière et de traitement des alertes de fraude interne, de redistribuer certaines missions de reporting et de renforcer la spécialisation des équipes. Près de 24 000 alertes sont traitées chaque mois au sein du dispositif de surveillance, dont environ 1 800 par les équipes de Pessac.
Si la Direction assure qu’il n’y aura ni changement de site, ni impact sur les classifications, ni transfert d’activité vers ASM à ce stade pour les activités concernées, nous savons que certaines recherches d’informations seraient confiées à AXA Services Maroc dans le cadre du nouvel équilibre de charge prévu par le projet.
Ce qu’il faut retenir
Si nous comprenons la nécessité d’anticiper l’évolution de la réglementation européenne et de préparer les équipes aux futures exigences du paquet AML et qu’une organisation robuste face à la progression des risques financiers et réglementaires est nécessaire, les réorganisations ne sont jamais anodines pour les salariés, ce ne peut pas être seulement un exercice de répartition des activités.
Les moyens humains, techniques et de formation seront-ils réellement à la hauteur des ambitions affichées ?
La Cfdt sera particulièrement attentive :
- à l’évolution réelle de la charge de travail des équipes ;
- à l’adéquation des effectifs face à l’augmentation attendue des activités ;
- à la qualité de l’accompagnement proposé aux salariés concernés ;
- aux conséquences de la spécialisation de certaines équipes sur les autres services ;
- à l’impact des transferts de missions et des nouvelles responsabilités sur les conditions de travail ;
- au suivi régulier des volumes d’alertes et des risques de surcharge
Aussi, l’entreprise devra être capable de préserver les conditions de travail, d’accompagner les salariés dans leurs nouvelles missions et de garantir des effectifs adaptés aux enjeux. L’expertise des équipes constitue la première ligne de défense contre les risques financiers. Les salariés ne doivent donc pas devenir la variable d’ajustement d’une réglementation toujours plus exigeante.