Congés supplémentaires et santé mentale dans le groupe AXA – Synergie N°22 • Mars 2026
Éditorial
De bonnes conditions de travail permettent non seulement d’améliorer la productivité et l’engagement des salariés, mais aussi de préserver leur santé. Ainsi les congés supplémentaires dont nous disposons permettent un meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle.
Pouvons-nous être satisfaits de nos conditions de travail lorsque la santé mentale des salariés se dégrade dans notre secteur d’activité ? Bien évidemment non ! Les causes, et donc les solutions, sont du ressort de l’entreprise. Si la prise de conscience de cette dégradation existe, les causes profondes sont moins traitées que les conséquences. Au titre de la prévention, l’entreprise doit avoir le courage de changer ce qui, dans nos organisations, alimente les risques psychosociaux. Et même si nous évoluons dans un environnement compétitif, des solutions existent.

Véronique FITTE-DUVAL
(Coordinatrice adjointe Cfdt AXA)
Les congés supplémentaires dans le groupe AXA
Évènements familiaux AXA France
L’accord sur les congés exceptionnels s’applique aux salariés des différentes entreprises du périmètre Représentation Syndicale de Groupe tel que défini dans l’accord du 12 octobre 2001.
Vous devez contacter votre service du personnel pour avoir confirmation de vs droits.

Naissance ou adoption d’un enfant
3 jours à prendre dans un délai de 15 jours à compter de la date de l’événement

Entrée à l’école maternelle
1 jour

Mariage
- Du salarié : 5 jours
- D’un enfant : 2 jours
- D’un petit-enfant : 2 jours
- D’un frère ou d’une sœur : 1 jour
- D’un beau-frère ou d’une belle-sœur : 1 jour

PACS
Du salarié : 5 jours

Événement religieux
1 jour par enfant
Ce jour de congé exceptionnel par enfant peut être attribué au salarié à l’occasion d’un événement religieux intervenant avant le 15ème anniversaire de l’enfant.

Décès
- Du conjoint, du concubin ou du partenaire lié par un PACS : 5 jours
- D’un enfant ou pupille* *âgé d’au moins 25 ans : 12 jours
- D’un enfant du salarié âgé de moins de 25 ans, d’une personne à sa charge effective et permanente âgée de moins de 25 ans ou, quel que soit son âge, d’un enfant qui est lui-même parent : sa durée est portée de 14 jours
- Du père ou de la mère : 3 jours
- Du beau-père ou de la belle-mère : 3 jours
- D’un grand-père ou d’une grand-mère : 2 jours
- D’un petit-enfant : 2 jours
- D’un frère ou d’une sœur : 3 jours
- D’un beau-frère ou d’une belle-sœur : 1 jour
Un jour supplémentaire fractionnable est accordée si le temps de transport (aller) pour se rendre à la cérémonie est supérieur à 3 heures par rapport aux références de temps de transport appliquées à la SNCF ou supérieur ou égal à 500km aller.

Survenance d’un handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique, ou d’un cancer chez l’enfant du salarié
D’un enfant : 5 jours

Déménagement
1 jour par déménagement
La dégradation de la santé mentale des salariés est une préoccupation majeure de la CFDT

La souffrance psychique des salariés s’aggrave, notamment depuis la période du confinement. Mais cette dégradation est en réalité plus ancienne. Elle trouve sa source dans l’évolution des conditions de travail, avec une intensification des rythmes, une pression accrue, une surcharge de travail et une complexification des tâches.
Aujourd’hui, un quart des salariés se déclare en mauvaise santé mentale. Pour la CFDT, il n’y a pas de fatalité, mais il faut reconnaître les causes réelles pour pouvoir les traiter efficacement.
Les salariés du secteur Banque et Assurances sont le plus affectés
Cette situation est corroborée par une étude de Santé publique France réalisée entre 2009 et 2023.
Les cadres du secteur de la banque et des assurances souffrent davantage de troubles psychiques.
Cela s’explique par leur exposition plus fréquente à des contraintes organisationnelles et managériales : charges de travail élevées, dysfonctionnements internes, prescriptions hiérarchiques contradictoires ou excessives. Cela touche aussi bien les femmes, déjà fortement exposées, que les hommes.
Le constat est clair et le diagnostic est sérieux. C’est pourquoi la CFDT est choquée par le déni de certains dirigeants, comme l’illustre la réaction de la Fédération bancaire française, qui conteste ces résultats en avançant que des mesures de prévention sont déjà engagées.
AXA signe la « Charte de la Santé Mentale au Travail »
De son côté, AXA a récemment signé la « Charte de la santé mentale au travail », portée par l’organisation Alliance pour la santé mentale. À ce stade, la direction n’a pas communiqué sur les engagements concrets que cela implique :
Sensibiliser pour démystifier le sujet de la santé mentale ;
Mettre en place un cadre favorable au développement du dialogue sur la prévention, la qualité de vie, l’organisation et les conditions de travail ;
Favoriser l’amélioration continue des conditions de travail ;
Accompagner les situations individuelles.

La CFDT ne peut que saluer l’adhésion d’AXA à cette charte. Mais le plus important reste à venir : ces engagements devront se traduire par des actions concrètes afin de permettre une amélioration réelle de la santé mentale des salariés.