Un bilan contrasté pour 2025
Lors de la présentation du Bilan et perspectives de la Direction Solutions Collaborateurs, cette direction a affiché des initiatives ambitieuses, notamment en matière d’innovation environnementale avec le projet de géothermie à Marly, cependant les résultats du dernier Pulse révèlent une baisse inquiétante de la satisfaction des salariés.
D’un côté, la Direction met en avant des réalisations concrètes : 125 millions d’euros d’économies sur la renégociation des baux des Terrasses, le déploiement progressif du SmartWorking, ou encore l’installation de 375 bornes de recharge électrique.
De l’autre, les indicateurs de bien-être au travail se dégradent, suggérant un décalage entre les priorités affichées et les attentes réelles des salariés.
Des avancées environnementales remarquables mais insuffisantes
Le projet de géothermie à Marly, première du genre chez AXA, permettra de réduire de 95% les émissions de gaz à effet de serre du site. Cette innovation, qui consiste à forer à 180 mètres de profondeur pour capter l’énergie géothermique, positionne l’entreprise comme pionnière dans ce domaine. Par ailleurs, l’obtention du label « Employeur Pro Vélo » pour neuf sites témoigne d’un engagement pour les mobilités douces, avec plus de 800 salariés optant désormais pour le Forfait Mobilité Durable.
Cependant, la transformation en SmartWorking, bien qu’elle réduise l’empreinte carbone des déménagements, pose questions sur l’adaptation des espaces de travail : Les problèmes d’acoustique remontés sur plusieurs sites, notamment à Val de Fontenay, illustrent parfaitement cette problématique. De plus, la verdification de la flotte automobile, limitée aux véhicules de Direction, reste insuffisante pour atteindre l’objectif ambitieux de réduction de 40% des émissions de CO2.
Les points d’alerte sociaux que la Cfdt soulève
Vos élus s’inquiètent particulièrement de la situation de la cellule maladie au sein du service Gestion de Paie et Déclaratif. Le taux de rotation élevé dans cette équipe, confrontée quotidiennement à des situations difficiles, révèle un mal-être profond qui nécessite une réponse structurelle. La Direction envisage certes une réorganisation vers plus de polyvalence, mais cette solution risque de diluer l’expertise nécessaire au traitement de dossiers sensibles.
Plus largement, avec une moyenne d’âge de 49 ans et 40 collaborateurs de plus de 60 ans, la question de la transmission des compétences devient cruciale. Nous regrettons l’absence d’un plan de transmission des connaissances clairement défini, d’autant plus préoccupant dans une Direction compte de nombreux métiers techniques. L’arrivée de seulement deux jeunes de 20-29 ans sur l’année écoulée ne suffit pas à assurer le renouvellement nécessaire des compétences.