Une grande étude réalisée dans 12 pays par Indeed et YouGov montre que les employeurs et les candidats ne partagent pas les mêmes objectifs lorsqu’il s’agit de compétences.
Du côté des employeurs, les priorités sont claires :
Les compétences managériales :
40 %
Les compétences techniques :
38 %
Les compétences interpersonnelles et durables :
37 %
En France, le décalage est flagrant avec ceux qui cherchent un emploi :
Seuls 13 % d’entre eux
considèrent le leadership comme une compétence essentielle.
32 % d’entre eux
privilégient leurs compétences sectorielles alors qu’il ne l’est que pour 24 % des employeurs.
L’enquête pointe aussi du doigt des offres d’emploi vagues, bourrées de jargon et trop génériques, qui ne permettent pas d’identifier clairement les compétences réellement recherchées.
Conséquence : une difficulté à créer un intérêt chez des candidats qui cherchent réellement à faire valoir leur appétence pour les postes à dimension managériale.
Pour la CFDT, la difficulté à recruter des profils à dimension managériale réside aussi, et sans doute surtout, dans le fort déclin de l’envie de manager. Ce déclin s’explique par le manque d’autonomie du manager qui se trouve néanmoins au centre de toutes les tensions, le tout sans pouvoir adapter son discours, ni faire preuve de créativité dans les solutions à apporter pour les apaiser.
Conclusion
Créer l’envie de manager suppose plus d’autonomie réelle et plus de reconnaissance.
Très peu de candidats sont attirés par des postes qui feraient d’eux l’équivalent d’un contremaître en charge d’une équipe dans une activité industrielle « à la chaîne ».