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Essentiel #47 • Février 2026

Seniors, enfin l’organisation d’un calendrier social sur le thème des « salariés expérimentés »

La négociation « seniors », désormais obligatoire au niveau de l’entreprise, vise à augmenter le taux d’emploi des travailleurs les plus âgés, très mauvais au niveau français.

Pour la CFDT, cette négociation ne sera en mesure de faire progresser les choses que si l’objectif poursuivi est partagé par les représentants des salariés et la Direction, à savoir créer les conditions pour que les salariés les plus âgés puissent aller au bout de leur carrière dans des conditions acceptables. Ils ne doivent pas être condamnés à terminer leur parcours professionnel en arrêt maladie ou au chômage.

L’enquête sur les conditions de travail menée par la DARES* illustre la problématique en identifiant, pour chaque secteur d’activité, le pourcentage de salariés qui se sentent capables d’aller au bout de leur carrière en exerçant la même activité.

*61 % des salariés des banques et assurances déclarent ne pas être capable de faire le même travail jusqu’à la retraite

La position actuelle de la Direction sur les seniors, dont elle s’enorgueillit fréquemment, se résume à un slogan : « l’audace n’a pas d’âge ».

À travers ce slogan, elle assume, sous prétexte de non-discrimination, d’offrir aux seniors les mêmes opportunités de carrière pour peu qu’ils soient aussi performants que leurs cadets. Autant dire que c’est la meilleure option pour ne pas traiter le sujet, tout en donnant l’impression de le prendre en compte.

En adoptant cette philosophie, elle n’assume pas son rôle sociétal qui consiste à contribuer à emmener les seniors sans encombre jusqu’à leur fin de carrière.

Pour la CFDT, cette approche n’est pas acceptable. Tout d’abord, elle renvoie à la négation d’une réalité physiologique incontestable qui fait que la capacité de résistance à la maladie et au stress est moins forte au-delà d’un certain âge. Le fait de contester cette évidence, en évoquant des cas particuliers (ex. : il a fait un marathon à 85 ans), n’a aucune valeur scientifique.

Ensuite, la CFDT estime nécessaire de différencier selon les tranches d’âge, un salarié de 50 ans n’étant pas à considérer comme un salarié de plus de 60 ans. Pour ce dernier, le nombre d’années qui le sépare de la retraite peut paraître d’autant plus long que l’âge d’un possible départ recule.

Dans le cadre de la négociation à venir, les axes revendicatifs de la CFDT seront les suivants :

  • Pour les plus de 50 ans
    • Garanties quant à leur possibilité d’obtenir encore des évolutions professionnelles, avec un réel accompagnement des RH, notamment par une réelle prise en compte de leur candidature lors d’ouvertures de postes.
    • Garanties d’évolution salariale comparable en moyenne à celles des classes d’âge inférieures.
  • Pour les plus de 60 ans
    • Pérennisation des dispositifs de fin de carrière (TAR, Mécénat de fin de carrière).
    • Valorisation de la retraite progressive par un abondement de l’entreprise pour les cotisations retraite, au-delà du taux d’activité exercé.
    • Adaptation des objectifs sur les dernières années de carrière, moins tournés sur la performance pure de production, mais davantage sur la transmission des savoirs, le tout sans préjudice financier.

Nous vous tiendrons au courant de l’évolution de la négociation, dont l’enjeu fondamental est de faire sortir la Direction de sa posture non engageante en matière de traitement de la problématique des seniors.

Augmentation des complémentaires santé, un nouveau cadre imposé en 2026

Pour obtenir la validation de la loi de finances de la sécurité sociale pour 2026, le gouvernement a fait des concessions aux oppositions, dont une concerne les complémentaires santé. En effet, la loi de finances de la sécurité sociale a instauré une taxe de 2,05 % sur les complémentaires maladie, en associant à cette taxe une interdiction d’augmentation des complémentaires santé pour les assurés, l’idée étant que la taxe ne soit pas répercutée sur ces derniers.

Il est à noter que la loi ne dit pas que la taxe ne doit pas être répercutée, mais se borne à interdire toute augmentation en 2026. La profession est « vent-debout » contre cette mesure et se concerte afin d’identifier les moyens de contester la validité de la disposition d’interdiction d’augmentation, ou d’en limiter la portée.

Sans juger de la pertinence de la loi et de la qualité de sa rédaction, la CFDT constate qu’à ce jour la loi promulguée, et applicable jusqu’à nouvel ordre, a un double impact sur l’entreprise :

  • Pour son business en matière de contrats santé, avec des majorations décidées qui risquent d’être contestées par les assurés, d’où de potentielles conséquences économiques pour l’entreprise ;
  • Pour les salariés bénéficiaires de la complémentaire santé Axa.

La CFDT participe à des échanges réguliers avec les autres OS d’une part, et la Direction d’autre part, afin de garantir un bon niveau de garanties à un tarif qui permette de pérenniser le contrat.

Dans cette logique, au regard de résultats techniques du contrat (hors taxe de 2,05% prévue par la loi), la Direction souhaite majorer le tarif de 5%. Toutefois, la CFDT est légaliste. Soucieuse du respect de la loi, elle ne peut à ce jour ratifier une augmentation tarifaire, fût-elle techniquement justifiée.

La suite : vigilance sur le contrat des salariés et sur le business

La CFDT restera attentive à l’évolution de la situation notamment en demandant à la Direction des informations sur le niveau d’impact potentiel de la loi sur les résultats de la branche « santé ».

Un nouvel outil pour gérer votre épargne salariale

L’outil de gestion de votre épargne salariale évolue. CAPEASI et l’application associée disparaissent pour laisser place à un nouvel outil associé lui-même à une nouvelle application.

Shares, le nouveau prestataire est une entreprise créée en 2021 qui compte 130 salariés, dont la majorité est basée en Pologne.

L’objectif est de disposer d’un outil plus moderne, permettant une meilleure visualisation et un usage plus souple grâce à une ergonomie améliorée. À ce stade, la CFDT a eu de nombreuses remontées sur les difficultés liées à la création de compte, mais les retours des premiers utilisateurs sont plutôt positifs, même si une acclimatation au nouvel outil est nécessaire. Par ailleurs, l’application liée au nouvel outil de gestion n’a pas pu être mise en place parallèlement à l’ouverture de l’accès au site. Elle est néanmoins disponible depuis le vendredi 30 janvier. 


Pour la mise en place de cet outil, vous allez devoir créer votre compte.


Pour ce faire, un mail vous a été envoyé à l’adresse mail sous laquelle vous gérez votre épargne salariale.


Une adresse de connexion vous est fournie avec un code d’activation valable pendant 30 jours.

Couverture du guide de première connexion
Pour une description plus détaillée du processus de création de compte, nous vous invitons à consulter le guide de connexion accessible grâce au lien ci-dessous.

Une fois connecté, nous vous conseillons de vérifier que les parts de fonds détenues ont été correctement transférées et que vos avoirs sont bien identiques à ceux qui figuraient sur CAPEASI.