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Essentiel #48 • Mai 2026

Édito

Prix des carburants : il est urgent de prendre des mesures

La situation de crise au Moyen-Orient se traduit par une hausse sensible du coût du carburant. Interpellée par la CFDT, la Direction répond de façon dilatoire en renvoyant à la Négociation Annuelle Obligatoire pour les commerciaux du réseau AEP et aux calendes grecques pour tous les autres.

Pourtant, à différents niveaux, l’impact est important pour tous les salariés, et les mesures à prendre urgentes :

Pour les salariés itinérants qui travaillent avec leur véhicule personnel, le maintien de l’indemnité kilométrique à un niveau identique à celui antérieur à la crise les met en difficulté.

La Direction ne peut se retrancher derrière les limites posées par l’URSSAF pour rester passive. Au plus les jours et les semaines passent, au plus le préjudice subi devient lourd. Payer pour travailler n’est pas une option !

Pour les salariés sédentaires, le coût exposé pour se rendre sur le lieu de travail explose, particulièrement pour les salariés dont le domicile est éloigné et n’est pas, ou mal desservi, par les transports en commun.

En marge de la problématique du coût des carburants, la CFDT attend toujours une réponse de la Direction sur le financement des bornes électriques installées au domicile des détenteurs d’un véhicule de fonction électrique. Un prêt à taux zéro remboursable sur la durée de location du véhicule apparaît indispensable pour la partie qui reste à charge des salariés.   

Stagnation de l’abondement PERECO 2026

Le nouvel abondement sur les sommes placées dans le PERECO 2026 est désormais connu : ce sera 850€ comme pour l’année 2025. La Direction fait le choix de casser la dynamique de progression en vigueur qui s’appliquait ces dernières années par palier de 50€. 

Cette position est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient dans un contexte de résultats exceptionnels pour le Groupe comme pour Axa France.

Consacrer des milliards au rachat d’actions avec le produit de la vente d’AIM ne pose pas problème, alors même que cette opération n’a pas produit l’effet escompté, le cours de l’action ayant été affecté par le contexte géopolitique. En revanche, tout euro supplémentaire affecté au salarié semble devenir un coût de plus en plus insupportable pour la Direction de l’entreprise.

Prorogation des accords TAR & Mécénat de compétences

La GEPP, qui englobe les accords TAR & Mécénat de compétences arrive à son terme le 31 décembre 2026. Nombre d’entre vous nous interrogent sur le devenir de ces dispositifs pour 2027.

Après de longs échanges avec la Direction, nous sommes parvenus à un accord de prorogation qui n’hypothèque pas l’avenir. L’accord GEPP, contenant les dispositifs TAR & Mécénat de compétences, est prorogé jusqu’au 30 juin 2027, date à laquelle le nouveau plan stratégique aura été révélé ; ce qui permettra de négocier le nouveau texte dans un environnement connu.

La nouvelle négociation obligatoire sur les salariés expérimentés viendra alors modifier la structuration des accords, la Direction nous ayant donné la garantie que chaque thème de négociation donnera lieu à un accord distinct :

avec les focus habituels sur la formation, l’employabilité, les sites, l’accompagnement des mobilités etc… 

En revanche, les dispositifs TAR, Mécénat de compétences et Retraite Progressive 

Cette évolution, si elle ne garantit pas une négociation fructueuse, évitera néanmoins que la Direction puisse conditionner la poursuite du TAR et du Mécénat de compétences à la signature de la GEPP.    

Télétravail

À l’heure où les circonstances (prix des carburants) exigeraient davantage de souplesse sur le télétravail, les remontées du terrain nous permettent d’observer une forme d’anticipation du recul du Télétravail annoncé par la Direction. Cette tentative de recul intervient alors que l’accord actuel n’est pas encore arrivé à mi-parcours. 

En effet, alors que l’accord télétravail en cours doit produire ses effets jusqu’à fin 2027, un premier bilan amène à déplorer que le vendredi de présence sur site continue à être régulièrement présenté comme venant compléter les deux jours obligatoires.

Ni de renoncer à l’application d’un accord en cours.

Ni d’hypothéquer le contenu d’une future négociation plus d’un an avant qu’elle soit ouverte.

À titre d’exemple, elle demandera pour les séniors proches du départ à la retraite, l’accès à un 4ème jour de télétravail.

À la CFDT, nous voyons dans la volonté de réduire le volume de télétravail un manque de confiance du top management dans l’investissement des salariés, et ces derniers le ressentent.

À l’heure où, dans son rapport annuel, la médecine du travail constate une hausse du stress et de l’anxiété, avec pour premières causes la surcharge de travail et les rapports avec la hiérarchie (elle-même mise sous pression), la réduction imposée du télétravail ne doit pas être une priorité. La Direction doit avant tout traiter les causes du mal-être en s’attaquant aux problèmes précités. 

Si cette approche prévalait, nous ne doutons pas que les salariés prendraient naturellement plaisir à revenir plus fréquemment sur site, tout en sachant que la possibilité de télétravail reste disponible en cas de besoin.