Entre croissance des effectifs et défis sociaux
Le CSE des Fonctions Centrales vient d’examiner le bilan social 2025, révélant des tendances contrastées qui méritent toute notre attention. Avec 3 969 collaborateurs au 31 décembre 2025, soit une augmentation de 3,3% par rapport à 2024, l’entreprise affiche une dynamique de croissance qui cache néanmoins plusieurs zones d’ombre. L’instance a mené une analyse approfondie de ces données.
L’âge moyen des salariés diminue légèrement pour atteindre 42,2 ans, traduisant un rajeunissement progressif des équipes. Parallèlement, la part des cadres continue sa progression inexorable, atteignant désormais 95,3% de l’effectif CDI en activité : assistons-nous à une politique délibérée visant à n’employer, à terme, que des cadres ?
Mobilité et turnover : des signaux à surveiller
. Avec 358 entrées en CDI contre 241 départs, le solde reste positif, mais cache des disparités importantes. Les démissions représentent 70% des départs, un chiffre qui interroge sur l’attractivité et la fidélisation des talents. Plus inquiétant encore, la mobilité interne depuis les autres CSE d’AXA France chute de près de 40%, signalant potentiellement des freins à la mobilité interne au sein de l’entreprise.
L’analyse des promotions apporte néanmoins une note positive. Avec 161 promotions en 2025, représentant 4,6% de l’effectif, l’entreprise maintient une dynamique d’évolution professionnelle.
La parité progresse également puisque 52% des promus sont des femmes. Toutefois, les écarts salariaux entre les hommes et les femmes persistent, particulièrement visibles dans les classes 6 et 7, malgré les dispositifs d’égalité professionnelle en place.
Absentéisme et santé au travail : l’alerte rouge
Le taux d’absentéisme pour maladie bondit à 2,35% en 2025, retrouvant quasiment les niveaux de 2022. Cette hausse de 3 000 journées d’absence cumulées interpelle fortement vos élus. Nous y voyons le signal d’un mal-être croissant au travail, corroboré par les observations de la médecine du travail. L’explosion du nombre d’examens complémentaires, passant de 73 à 1 468, témoigne d’une dégradation de l’état de santé global des salariés.
Face à ces constats alarmants, la Direction met en avant ses dispositifs de prévention et d’accompagnement. Le programme de prévention des risques professionnels représente un investissement de près d’un million d’euros.
Cependant, ces mesures suffiront-elles à inverser la tendance ? Nous demandons des actions concrètes et renforcées pour prévenir les risques psychosociaux et réduire la surcharge de travail qui affecte tous les services.