La Direction a présenté un projet d’ajustement de l’organisation de la cellule Maladie au sein de la Direction Gestion de la Paie et du Déclaratif. Le but : polyvalence des équipes afin de mieux faire face aux contraintes opérationnelles et aux variations d’activité.
Si nous reconnaissons l’intérêt du développement de la polyvalence pour enrichir les compétences des salariés, cette réorganisation intervient dans un contexte de forte tension au sein du Département, marqué depuis plusieurs mois par une surcharge de travail et des effectifs fragilisés par des absences répétées.
Vos élus demandent que les nouvelles compétences acquises soient reconnues et valorisées lors de pesées de poste.
La mise en place de la polyvalence comme réponse organisationnelle
Le projet présenté prévoit de développer la polyvalence au sein des équipes afin d’assurer une meilleure continuité de service et de renforcer la capacité d’adaptation de l’organisation. Cette évolution doit également permettre aux salariés d’élargir leurs connaissances et d’acquérir de nouvelles compétences dans différents domaines d’activité. Si nous partageons l’idée que cette montée en compétence peut constituer un levier positif, elle doit impérativement s’accompagner de moyens adaptés, de formations suffisantes et d’une reconnaissance effective des nouvelles responsabilités exercées.
La polyvalence ne doit toutefois pas devenir un simple outil de gestion des sous-effectifs. Les moyens humains doivent être adaptés aux besoins réels de l’activité. Après la mise en œuvre de cette nouvelle organisation, une pesée des postes devra être réalisée afin de mesurer l’évolution réelle des compétences, des responsabilités et de la technicité des missions exercées.
La Cfdt demande que cette montée en compétence soit reconnue par des évolutions professionnelles adaptées, notamment au travers des parcours de carrière, de la classification des emplois et des perspectives d’évolution.
Points de vigilance
Vos élus demanderont un suivi de la charge de travail des équipes après la réorganisation, et veilleront à la qualité de l’accompagnement et des formations proposés aux salariés concernés, ainsi qu’à la reconnaissance effective des compétences supplémentaires acquises. Nous demandon aussi qu’une évaluation précise de l’impact de cette organisation soit menée, tant sur les conditions de travail que sur la qualité du service rendu.