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Auteur/autrice : admin4544

Restons Connectés – Juillet 2026

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CSE AEP juillet 2026

La CFDT souhaite revenir sur les problèmes récurrents rencontrés par les collaborateurs dans l’utilisation des différents outils informatiques, en mettant particulièrement en avant les difficultés liées à Starlight. 

Nous reconnaissons l’objectif de modernisation et saluons le travail des équipes engagées dans ces projets. Cependant, les retours du terrain sont clairs : un outil techniquement opérationnel ne garantit pas son efficacité et sa simplicité dans le quotidien des salariés. 

L’utilisation de Starlight a nécessité une quantité considérable de temps de la part des conseillers et conseillères, bloquant ainsi la production et entraînant une perte de revenus significative. 

Depuis le début de la phase pilote, les commerciaux ont fait remonter de nombreuses difficultés : des temps de gestion parfois plus longs, des gestes auparavant simples et intuitifs remplacés par des procédures plus complexes, ainsi qu’un nouveau système de demandes et de sollicitations vers les services qui doit encore être amélioré. 

Ces constats ont déjà été portés à deux reprises en « Commission Paritaire Outils ». Nous reconnaissons que ces remontées ont permis de faire évoluer Starlight et que de nombreuses améliorations ont été apportées. Cependant, plusieurs points restent encore à corriger. 

À l’approche des formations, prévues à compter du 1er septembre, et de la généralisation du déploiement qui commencera à partir du 15 septembre, la CFDT porte aujourd’hui deux demandes très claires. 

Premièrement : une véritable formation. 

Le déploiement d’un nouvel outil aussi structurant ne peut pas se résumer à une présentation rapide ou à un accompagnement insuffisant. La CFDT exige une formation qualitative, approfondie et en présentiel, d’au minimum une journée complète, voire deux si nécessaire, avec des cas pratiques et des mises en situation concrètes. Les classes virtuelles, e-learning ou autres formations ponctuelles ne doivent être qu’un complément. 

Deuxièmement : une reconnaissance financière pour les commerciaux de la région pilote. 

Ces salariés ont été les premiers à utiliser Starlight en conditions réelles. Ils ont subi les dysfonctionnements, les lenteurs et les contraintes d’un outil encore en construction. Mais ces difficultés ont également impacté directement leur activité commerciale. Par leur implication et leurs nombreuses remontées, ils ont directement contribué aux évolutions de Starlight dont bénéficieront demain l’ensemble des utilisateurs. 

Pour la CFDT, cette contribution doit être reconnue. 
Nous demandons donc une indemnisation financière spécifique pour les commerciaux ayant participé à la phase pilote. 

La CFDT demande également une assistance performante dédiée pour résoudre les problèmes rencontrés par les utilisateurs de Starlight. L’absence de remontées auprès de l’assistance ne signifie pas l’absence de difficultés. 

Préconisation de la CFDT : 

Compte tenu des problèmes persistants et des besoins en formation et en assistance, la CFDT demande un report du déploiement de Starlight. 

Ce report permettra de garantir une mise en oeuvre plus fluide et efficace, en tenant compte des retours des utilisateurs et en assurant une formation adéquate. 

A défaut de réponse concrète et de prise en compte effective de nos alertes, la Cfdt prendra ses responsabilités et rendra publique, par tous les moyens de communication syndicale à sa disposition, l’absence de réaction de la direction face à une situation pourtant clairement identifiée et signalée. 

La Cfdt souhaite alerter la Direction sur la pression managériale grandissante exercée autour des objectifs KYC. 

Nous nous retrouvons dans une situation ubuesque où il est demandé aux salariés, dès le mois de juillet, d’avoir atteint 80% de leur KYC. Cette exigence, qui n’a aucun fondement contractuel, s’accompagne de relances incessantes et d’une pression quotidienne qui dégrade les conditions de travail. 

En consacrant une part importante de leur temps au traitement des dossiers KYC et au service après-vente, les commerciaux disposent de moins de temps pour réaliser des actes commerciaux, ce qui peut dans beaucoup de cas entraîner une baisse de leur rémunération variable. Il n’est pas acceptable que les salariés soient pénalisés financièrement pour avoir répondu aux priorités fixées par l’entreprise. 

Si le KYC est devenu une priorité stratégique, pourquoi la Direction refuse-t-elle toujours de mettre en place la prime spécifique demandée par la Cfdt depuis plusieurs mois ? On ne peut exiger toujours plus d’investissement des salariés sans reconnaître leurs efforts. 

Demande de la CFDT

La CFDT demande à la Direction de mettre fin à cette pression injustifiée, de reconnaître l’engagement des équipes et d’ouvrir un véritable dialogue sur les moyens et la reconnaissance accordés à cette activité.

La CFDT souhaite alerter la Direction sur les conditions de travail des salariés lors des épisodes de fortes chaleurs.

Les commerciaux, comme l’ensemble des salariés d’AXA France, sont exposés à des températures élevées, que ce soit lors de leurs déplacements ou dans les BIC. Dans ces conditions, il devient difficile d’exercer son activité tout en préservant sa santé et en travaillant dans des conditions satisfaisantes. 

La prévention ne peut se résumer à quelques recommandations diffusées par courriel. L’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés. 

La CFDT demande donc :

La prise en charge, au titre des frais professionnels, de l’acquisition quotidienne d’une bouteille d’eau fraîche, afin de garantir une hydratation régulière et d’inciter à des pauses fraîcheur.

Une adaptation de l’organisation du travail permettant, pour les salariés qui le souhaitent, de débuter leur journée plus tôt afin de réaliser leurs tâches administratives avant les heures les plus chaudes, sans contrainte horaire liée à cette organisation. 

Par ailleurs, nous demandons la communication d’une cartographie des BIC précisant ceux qui disposent d’une climatisation fonctionnelle, ceux dont les équipements sont défaillants et ceux qui n’en sont pas équipés. 

Nous attirons également l’attention de la Direction sur le centre de formation de Frémigny, véritable vitrine de notre réseau. Plusieurs salles de formation, ainsi que les chambres de l’hôtel, ne semblent pas être équipées d’une climatisation opérationnelle. Il est regrettable que les nouveaux salariés débutent leur parcours de formation dans des conditions de confort thermique aussi dégradées. 

Ces mesures représentent un investissement limité, mais constitueraient un signal fort en matière de prévention, de qualité de vie au travail et de reconnaissance envers les salariés.

Demande de la CFDT


La CFDT demande à la Direction d’agir sans attendre afin de garantir la santé, la sécurité et des conditions de travail dignes pour l’ensemble des salariés.

Plusieurs élus se sont vus refusé le remboursement de frais suite à des déplacements en instance régionale en dépit de la mention dans la note de frais stipulant que « les déplacements occasionnels en véhicule personnel sont autorisés en l’absence de transports en commun » Or, cette règle semble ne pas toujours prendre en compte la réalité des spécificités régionales, où les transports en commun peuvent être peu pratiques, voire entièrement inadaptés, en raison des distances ou des détours importants. 

Si des remboursements ont pu avoir lieu de manière exceptionnel, la CFDT sollicite une révision de cette politique afin d’intégrer explicitement la prise en compte des particularités régionales. 

Les employeurs cherchent les compétences managériales. Et chez Axa ? – Point de vue cadre du Synergie N°26 • Juillet 2026

Une grande étude réalisée dans 12 pays par Indeed et YouGov montre que les employeurs et les candidats ne partagent pas les mêmes objectifs lorsqu’il s’agit de compétences.


Les compétences managériales : 

Les compétences techniques : 

Les compétences interpersonnelles et durables :

considèrent le leadership comme une compétence essentielle.

privilégient leurs compétences sectorielles alors qu’il ne l’est que pour 24 % des employeurs.

L’enquête pointe aussi du doigt des offres d’emploi vagues, bourrées de jargon et trop génériques, qui ne permettent pas d’identifier clairement les compétences réellement recherchées.

Conséquence : une difficulté à créer un intérêt chez des candidats qui cherchent réellement à faire valoir leur appétence pour les postes à dimension managériale. 

Pour la CFDT, la difficulté à recruter des profils à dimension managériale réside aussi, et sans doute surtout, dans le fort déclin de l’envie de manager. Ce déclin s’explique par le manque d’autonomie du manager qui se trouve néanmoins au centre de toutes les tensions, le tout sans pouvoir adapter son discours, ni faire preuve de créativité dans les solutions à apporter pour les apaiser.

Très peu de candidats sont attirés par des postes qui feraient d’eux l’équivalent d’un contremaître en charge d’une équipe dans une activité industrielle « à la chaîne ».

EDITO

Le mal-être au travail : un problème pour les salariés mais aussi pour l’économie

Depuis quelques années le salarié vit de plus en plus mal la rigidité des hiérarchies. Les managers de proximité en sont tout autant victimes dans la mesure où il leur est demandé de mettre en œuvre un modèle managérial qui leur est imposé. Résultat, la souffrance est générale et le métier de manager n’attire plus.

Pour illustrer le propos, la gestion de la très récente canicule est révélatrice. Alors qu’une concertation avec les différents acteurs (managers, salariés et leurs représentants) aurait amené à l’évidence qu’il fallait laisser aux salariés la possibilité de s’organiser au mieux pendant une semaine (venir sur site ou non selon ses conditions de transport et ses conditions de travail à domicile) et supprimer l’ensemble des réunions en présentiel, la Direction de l’entreprise a décrété unilatéralement que la gestion des 3 jours de télétravail hebdomadaires suffisait à faire face à la situation. 

À l’arrivée, des salariés qui se sentent méprisés et une Direction qui finit par ne plus être en mesure de décider puisqu’elle subit les avaries des systèmes de climatisation.

Quel gâchis !

Les salariés aspirent aussi à plus d’autonomie et d’implication dans les décisions de l’entreprise. La vérité ne doit pas être décrétée, elle doit naître d’un partage. Imposer des solutions aux équipes et simplement leur demander de les mettre en œuvre n’est pas de nature à développer l’implication et ne peut qu’aboutir à une forme de désengagement. Dans les transitions d’organisations, l’expérimentation et l’évaluation au sein des équipes sous l’impulsion des managers, et moyennant l’ouverture aux suggestions d’amendement des représentants des salariés, permet de dégager les meilleures solutions et des ambitions véritablement partagées. Malheureusement, ce schéma n’est pas celui le plus développé dans notre entreprise.

À titre d’exemple, il suffit de voir comment à quelques années d’intervalle un double mouvement a impacté les salariés de la souscription IARD avec la mise en place de la polyvalence multi-branches décrétée verticalement, avec nécessité d’un investissement lourd en formation pour chacun, pour finalement renoncer ensuite tout aussi verticalement à ce modèle sans plus de concertation. 

Sans surprise, les conséquences en termes de risques psychosociaux ont été massives, là où une réflexion collective aurait permis une transition plus adaptée. 

Faible autonomie accordée aux salariés, management trop directif et manque de reconnaissance sont à l’origine de nombreux problèmes dans l’entreprise, parmi lesquels la dégradation de la QVCT (Qualité de Vie et des Conditions de Travail) et le désengagement, que l’on attribue à tort au Télétravail.

Si la France apparaît globalement mal positionnée sur le sujet du style de management, rien n’interdit à notre entreprise de montrer l’exemple en sortant de cette conception rétrograde. Or, aujourd’hui, elle tend plutôt à le renforcer.

Alors qu’en Allemagne la cogestion avec les organisations syndicales aboutit à une gouvernance équilibrée produisant plus d’engagement et d’innovation, notre entreprise développe l’autoritarisme et limite l’autonomie au risque de nuire à notre compétitivité si aucun virage n’est pris.

Ainsi, plus de deux ans avant l’entrée en négociation, la Direction affirme avant tout échange que nous passerons à 2 jours de télétravail : vous avez dit Verticalité ?

Dans des accords de plus en plus nombreux, sous prétexte de gestion homogène au niveau du Groupe, la Direction introduit des chartes rédigées unilatéralement par elle (ex : accord Égalité-Diversité). Les mesures contenues dans ces chartes peuvent pour certaines être excellentes, les contours n’en sont pas moins exclus du champ de la négociation. Pourtant la négociation aurait pu laisser de la place pour leur optimisation. 

Trouver des solutions aux situations individuelles par le dialogue devient également de plus en plus compliqué, l’écoute n’étant souvent que de pure forme

Il n’est pas trop tard pour sortir du modèle en cours. 

Cela nécessite de privilégier la confiance par rapport à la concentration du pouvoir et au contrôle. Des salariés plus épanouis constituent un gage de succès durable pour les entreprises. 

La CFDT et les Goodies, un rapport à l’environnement et à la responsabilité sociale qui nous éloigne de cet outil publicitaire

Dans un monde de plus en plus gagné par la surconsommation, au détriment de la qualité de la consommation, la CFDT a fait le choix de largement renoncer à la distribution des goodies à l’ensemble des salariés. C’est un choix lourd de sens en cette année électorale.

Nous avons conscience que ce renoncement n’aide pas la promotion de notre organisation, mais des convictions profondes en sont à l’origine :

Distribuer des goodies à l’ensemble des salariés suppose de trouver des objets peu onéreux, donc presque exclusivement en provenance de Chine, avec une empreinte carbone très élevée.

Les conditions sociales de production de ces objets sont très éloignées des standards que nous défendons dans notre activité de représentation des salariés.

Les objets distribués peuvent plaire à certains et ne pas plaire à d’autres. La énième tasse, gourde, porte-clé peut donc rapidement finir sa vie utile au fond d’un placard ou dans une poubelle.

La CFDT a donc fait le choix de limiter son usage de goodies à des événements (type quiz) qui permet d’éviter d’en distribuer un trop grand nombre, et permet d’y consacrer un coût unitaire plus important.

Pour notre Quiz de l’été, nous allons même plus loin puisque nous allons offrir aux participants des verres Duralex. Au-delà du fait qu’il s’agit d’un objet produit en France, il permet de venir en aide à l’entreprise que ses salariés tentent à toute force de sauver.

Participez aux 3 quiz

Ces droits, vous les vivez chaque jour, saurez-vous quelle en est l’origine ?

POUR LA CFDT LA BAISSE DE 6 % DE L’INTÉRESSEMENT / PARTICIPATION ÉTAIT ÉVITABLE !

La CFDT déplore que l’Intéressement/Participation n’ait pas atteint le plafond rehaussé de 11 % introduit dans le nouvel accord. La gestion des critères de transformation durable par la Direction est à l’origine de cette situation, nous vous expliquons pourquoi !

La Direction nous dit que notre accord d’Intéressement est protecteur puisqu’il intègre un mécanisme de stabilisation.

La Direction prétend que l’Intéressement calculé cette année est le meilleur jamais obtenu de l’histoire du groupe après celui de l’an passé.

La Direction explique que malgré les bons résultats, la Participation, dont
la formule de calcul est imposée par la loi, est en baisse de 40 %.

L’actuel accord d’intéressement intègre des critères liés à la formation et à la réduction des boites mail, mais la Direction omet de préciser que pour atteindre l’intéressement maximum sur ces critères, il est nécessaire d’aller au-delà des 100 % d’atteinte. L’infographie de l’Espace Formation concernant ces deux critères relatifs au développement durable est trompeuse !

Vous pensez qu’en réalisant 100 % de vos objectifs, vous toucherez le maximum de votre intéressement ? 
Erreur, il faut surperformer pour percevoir la totalité de la prime.

Ce que la Direction vous dit sur le portail RH

Ce que la Direction vous ne dit pas !

Le résultat de l’intéressement dépend à hauteur de 30 % de ces deux critères, mais il faut dépasser les 100 % d’atteinte pour obtenir le maximum.

EDITO

L’apparition de l’IA et son évolution

ChatGPT ne marque pas l’année zéro de l’IA, son histoire commence par une quête entamée il y a plusieurs décennies avec pour objectif de simuler l’intelligence humaine.

À ce jour, L’IA n’est pas réellement intelligente. Elle ne fait qu’exploiter des capacités de stockage et de calcul à grande échelle.

Les différents niveaux d’intelligence artificielle

L’IA “étroite” ou “faible” ou ANI (*) reproduit des éléments précis et résout des problèmes définis. Elle est aujourd’hui représentée par nombre d’applications associées à divers équipements(voitures autonomes, la reconnaissance d’image, gestion de texte …).

L’IA “générale” ou AGI (*) est théoriquement capable d’apprendre et de s’adapter à tout problème, comme le ferait un humain. Elle cherche à reproduire la complexité du cerveau. Cette IA en est au stade de la recherche. Il n’existe pas d’application qui la mette en œuvre aujourd’hui.

L’IA “super-intelligente” ou ASI (*) désigne la forme d’IA qui dépasse les capacités cognitives de l’humain, de manière totalement autonome. Cette forme d’IA est hypothétique et pose des questions éthiques et philosophiques importantes, voire fondamentales.

Aujourd’hui, toutes les IA se classent parmi les ANI. L’IA générale n’est pas une réalité immédiate, mais peut-être le sera-t-elle dans un futur proche ?

(*) Source : Le Lab de la Sécurité Sociale, ANI : Artificial Narrow Intelligence, AGI : Artificial General Intelligence, ASI : Artificial Super Intelligence.