La direction propose 0,2 % de plus qu’en séance 2. Mais toujours sans décorrélation.
Le piège des seuils : en augmentant simultanément le fixe, le seuil et l’OMP, la direction retire d’une main ce qu’elle donne de l’autre. Pour certains conseillers, le gain net sera nul ou négatif. La CFDT refuse cette arithmétique.
Ce que propose la direction
+1,7%
Avec hausse des seuils et OMP — le gain réel peut être inférieur ou nul pour les CC/RC/IC
Ce qu’exige la CFDT
+2,4%
Fixe pur, sans hausse seuil ni OMP — aligné sur le SMIC au 1er juin 2026
Frais pro : une tranche en moins, une injustice en plus
La direction propose de supprimer la 1ère tranche mais seulement pour 40 % du réseau.
Suppression de la 1ère tranche de frais professionnels
Gain estimé : +600 € pour la population concernée (~40 % du réseau). C’est une avancée que la CFDT a arrachée.
→ Partiel
Pas de revalorisation des enveloppes de fraie
La direction refuse d’augmenter les enveloppes globales. Avec la conjoncture et les prix du carburant, c’est inacceptable.
→ Refusé
Indemnités kilométriques : aucune revalorisation
La CFDT demande une revalorisation immédiate face à la situation géopolitique et à la hausse des carburants. Refus de la direction.
→ Refusé
Banque & prévoyance : unilatéral ≠ négocié
La direction garde la main sans rien intégrer à l’accord.
Surpondération prévoyance pros couplée avec une offre retraite
Rémunération doublée et payée en euros (1,7 % salariés / 1,1 % agents mandataires) du 01/07 au 31/12/2026. Passera par circulaire, pas dans l’accord — la CFDT exige une intégration formelle.
→ Hors accord
Mesures banque : conservées en unilatéral, sans revalorisation
La direction maintient les pondérations bancaires par mesure unilatérale. Aucune revalorisation de l’enveloppe de frais associée.
→ Insuffisant
Récurrent bancaire (C/C + CB) : toujours en attente
La CFDT demande la mise en place immédiate pour les 800 personnes habilitées banque fin 2026. La direction diffère.
→ Reporté
1,5% de revalorisation pour les CCD, CCC, RC et IC au lieu des 1,7%.
La baisse de 25% d’OMP pour les CQP seront dans les mesures unilatérales.
Pas d’augmentation de l’enveloppe de frais pour les personnes en 1ère tranche (suppression de la 1ère tranche).
Les revendications CFDT : notre feuille de route complète
Augmentation fixe à hauteur du SMIC (+2,4 %) sans hausse des seuils et OMP
Revalorisation immédiate des enveloppes de frais et indemnités kilométriques
Décorrélation du fixe et du variable La CFDT rappelle et martèle encore
Santé pérenne + Drouot + Lifinity dans la prime à l’équipement
Reprise des UP à 24 mois (et non 25 mois)
Entourage professionnel (Madelin) en liste B
Mesures spécifiques pour les CQP arrivant sur le terrain
Re-commissionnement des contrats IARD transférés
Baisse des droits d’entrée sur les produits épargne
Récurrent bancaire (compte courant avec CB)
Alignement Masterlife sur la gamme prévoyance
Simplification des couplages et offres MOG
Revoir les abattements pour limite d’âge
Ouverture d’une négociation sur le temps partiel
Dysfonctionnement informatiques (Concur, Refresh Ipad, Triplog, Starlight) La CFDT demande une mesure exceptionnelle dans cette NAO
CFDT a obtenu une baisse d’OMP de 25% pour les CQP dès leur arrivé sur le terrain
La revalorisation salariale proposée apparaît insuffisante au regard de l’inflation et de l’évolution du coût de la vie, et ne garantit pas une préservation effective du pouvoir d’achat.
Nous regrettons également l’absence de décorrélation claire entre l’augmentation du salaire fixe et les seuils OMP entrant dans le calcul de la rémunération variable, ce qui pourrait conduire les commerciaux à financer indirectement une partie de leur propre augmentation.
Des mesures limitées pour les commerciaux
Par ailleurs, le volet relatif aux produits bancaires ne concerne qu’une partie limitée du réseau (environ un tiers) et ne peut donc constituer une réponse suffisante aux attentes de l’ensemble des équipes commerciales.
En conséquence, nous considérons que cette négociation ne permet pas d’assurer une progression salariale équitable, lisible et à la hauteur de l’engagement des commerciaux.
La CFDT demande une Prime de Partage de la Valeur
Pour compenser ce manque de revalorisation salariale, la CFDT demande à nouveau la mise en place d’une Prime de Partage de la Valeur (PPV), afin d’apporter une réponse immédiate et concrète à la perte de pouvoir d’achat subie par les salariés.
Un avis défavorable sur les propositions présentées
La CFDT exprime un avis défavorable sur les propositions présentées, qui ne répondent pas suffisamment aux attentes des commerciaux ni à la reconnaissance de leur contribution aux résultats de l’entreprise.
Des attentes fortes pour la NAO 2027
La CFDT souhaite que la NAO 2027 ne soit pas une répétition de celle de 2026, sous prétexte de la négociation de la simplification de la rémunération. Nous espérons sincèrement que cette simplification répondra réellement aux attentes du réseau et sera accompagnée de moyens à la hauteur des enjeux. Dans le cas contraire, l’issue de la négociation risque d’être identique à celle de 2025.
En dessous du smic et de l’inflation : c’est inacceptable !
Salaires fixes : un fossé entre la direction et la réalité
La direction propose des hausses en dessous du SMIC (+2,4 %) et de l’inflation (2,2 %), tout en augmentant les seuils et l’OMP. Résultat : certains conseillers pourraient gagner moins en proportion malgré l’augmentation affichée. La CFDT refuse cette logique.
Épargne & AEP : des avancées… mais pour qui ?
Les mesures Épargne ne concernent que 35% du réseau. La CFDT exige des propositions pour l’ensemble des salariés, pas seulement les habilitées banque ou les commerciaux de l’épargne financière.
Les revendications CFDT : notre feuille de route complète
Augmentation fixe à hauteur du SMIC (+2,4 %) sans hausse des seuils et OMP
Revalorisation immédiate des enveloppes de frais et indemnités kilométriques
Décorrélation du fixe et du variable (+1,2% de décorrélation)
Santé pérenne + Drouot + Lifinity dans la prime à l’équipement
Reprise des UP à 24 mois (et non 25 mois)
Entourage professionnel (Madelin) en liste B
Mesures spécifiques pour les CQP arrivant sur le terrain
Re-commissionnement des contrats IARD transférés
Baisse des droits d’entrée sur les produits épargne
Récurrent bancaire (compte courant avec CB)
Alignement Masterlife sur la gamme prévoyance
Simplification des couplages et offres MOG
Revoir les abattements pour limite d’âge
Ouverture d’une négociation sur le temps partiel
PROCHAINE SÉANCE : 22 JUIN 2026 — LA CFDT CONTINUERA DE PORTER VOS INTÉRÊTS !
Des dysfonctionnements informatiques qui pénalisent salariés et clients
L’équipe des frais AEP rencontre actuellement d’importants problèmes informatiques liés au déploiement de Windows 11.
En effet, les sécurités renforcées génèrent des microcoupures de VPN des PC des gestionnaires.
Conséquences constatées :
Dégradation des conditions de travail des salariés administratifs
Les salariés commerciaux mécontents voient leurs remboursements de frais tarder, certains rencontrant des difficultés financières.
L’équipe de Pessac à le sentiment ne pas être accompagnée face à ces difficultés.
Les revendications de la CFDT
La CFDT demande des solutions de la part de la direction dans les meilleurs délais, afin de rétablir la situation.
Préalable sur la gestion des contrats IARD
La CFDT revient encore une fois sur le sujet de gestion des contrat IARD et des problématiques rencontrées par les Imc.
Témoignage terrain
« Depuis 37 ans dans le réseau j’ai connu toutes les transformations, la théorie je la connais, la réalité du terrain en est très éloignée. »
Conséquences :
Une expertise qui disparaît
📉 Diminution constante du nombre d’Agents D 📉 Départs à la retraite des conseillers habilités 📉 Peu ou pas de relais formés
Une formation insuffisante
Pour certains conseillers il faut 3 semaines de formation pour obtenir l’habilitation
Pour d’autres une demi-journée de formation seulement
Aucun test de validation
Plus aucun accompagnement par la suite
Les risques identifiés
🚨 Multiplication des demandes clients à gérer 🚨 Conseillers peu ou pas formés à l’IARD 🚨 Risques accrus de défaut de conseil 🚨 Dégradation de la satisfaction client
Exemple concret :
250 clients IARD actuellement gérés
200 clients supplémentaires attendus d’ici la fin de l’année
Soit près de 450 clients sous risque
Les revendications de la CFDT
La CFDT demande un véritable plan de formation pour les conseillers volontaires et rappelle que l’IARD constitue un métier à part entière.
Préalable STARLIGHT
La CFDT alerte la Direction sur les problématiques de l’outil STARLIGHT. Les commerciaux, animateurs et inspecteurs ne sont ni magiciens ni informaticiens.
Une formation inadaptée
Qualité de la formation est complètement insuffisante et sans connaissance de notre environnement
Le commercial, fort de cette formation, sait créer une fiche particulier une fiche professionnelle et approche de très loin les futurs actes de gestion
Aucun cas pratiques car n’est pas redescendu au moment de la formation
Cette gestion est la chose la plus chronophage dans la journée d’un commercial. Cet outil en rajoute une couche et peut être la dernière pour certains commerciaux à bout de forces.
Les sujets comme des modifications simples de téléphone, de mail ou d’adresse d’une fiche client demandent 4 clics dans des écrans différents alors que STARLIGHT se voulait simplifiant.
Parmi les difficultés signalées :
Le sujet de KYC par un lien écrit en police minuscule
Caractères accentués dans l’objet de la demande non reconnus
Le principe de « demande+sollicitation » n’est pas abordé ou très succinctement
Le commercial n’a de cesse de se demander si il aura un traitement de sa demande mais aussi clôturer des demandes déjà traitées.
Où est le gain de temps promis ?
Les revendications de la CFDT
une formation complète pour les futurs déployés
une remise à niveau urgente des commerciaux déployé
Déclaration de la CFDT sur le rattachement des services métiers de La Réunion au futur périmètre Distribution
La CFDT dénonce le choix de la Direction de rattacher les services métiers de l’île de La Réunion au futur périmètre Distribution.
Cette décision ne tient pas compte de la réalité des missions exercées par les salariés concernés et risque de les priver d’une représentation adaptée à leurs problématiques professionnelles.
Ces salariés seraient rattachés à un CSE dont le champ de compétence est principalement orienté vers les activités de distribution et qui ne sera pas en mesure de traiter efficacement les sujets spécifiques liés à leurs métiers
Les revendications de la CFDT
La CFDT demande le rattachement des services métiers de La Réunion au futur périmètre AVIPSC pour garantir :
✔️ Une représentation adaptée par les élus disposant de la connaissance et de l’expertise nécessaires pour défendre leurs intérêts et porter leurs revendications ✔️ Un dialogue social de qualité ✔️ Une prise en compte effective des enjeux métiers propres à ces salariés
Au nom de la cohérence, la CFDT préconise donc une modification du rattachement hiérarchique des services métiers de la Réunion.
En effet, seul un rattachement à la ligne hiérarchique en charge de la gestion Métiers permettrait de mettre fin à ce qui constituera demain une aberration dans notre organisation sociale.
La Direction souhaite généraliser l’outil Triplog à l’ensemble du réseau. Cette généralisation sera mise en œuvre en deux temps :
Une première vague de
1 200 personnes au 1er juin ;
Une seconde vague de
1 200 personnes au 1er juillet.
Un outil destiné à automatiser la saisie des déplacements professionnels
Triplog est un outil destiné à améliorer la saisie automatique des déplacements professionnels. Il doit permettre d’assurer la jonction entre Salesforce et Concur, afin de simplifier et de fiabiliser le traitement des déplacements professionnels.
Une formation à distance jugée insuffisante par la CFDT
Une formation en Teams de 2 fois 2 heures est actuellement prévue pour accompagner ce déploiement. Pour la CFDT, cette modalité de formation ne saurait être suffisante au regard de l’ampleur de la généralisation envisagée et des impacts pratiques pour les salariés concernés.
La CFDT demande une formation en présentiel avant toute généralisation
Nous demandons qu’une formation en présentiel, réellement adaptée aux besoins des salariés, soit mise en place avant la généralisation de Triplog, conformément aux orientations rappelées dans le bilan social 2025. Cette exigence vise à garantir une appropriation effective de l’outil, à limiter les difficultés opérationnelles et à éviter que ce déploiement ne génère une charge supplémentaire pour les utilisateurs.
Un déploiement qui devra faire l’objet d’un suivi attentif
Vos collègues CFDT resteront vigilants sur la mise en place de ce nouvel outil, tant sur les conditions de déploiement que sur la qualité de l’accompagnement proposé aux salariés.
Situations de compte annuelles : une nécessaire clarification pour les clients
La Direction souhaite améliorer les situations de compte annuelles afin de les rendre plus claires, plus lisibles et plus accessibles pour les clients. Cette évolution devra s’inscrire pleinement dans le respect de la charte AXA ainsi que dans le cadre réglementaire applicable.
Dans cette perspective, des campagnes d’envoi de SMS seront mises en place afin de mieux accompagner l’information client. Par ailleurs, une refonte des notices clients est également prévue prochainement, avec l’objectif de les rendre plus compréhensibles et mieux adaptées aux attentes des assurés.
Épargne : l’intégration d’ETF répond à une demande forte de la CFDT
Concernant l’épargne, la CFDT prend acte de l’introduction de trois ETF dans la Convention Allocation+, au sein des cinq fonds indiciels qu’elle comprend. Cette évolution constitue une avancée positive, puisqu’elle répond à une demande forte et récurrente portée par la CFDT.
PER Ma Retraite : une baisse des frais sur versement pour les affaires nouvelles
S’agissant du PER Ma Retraite, les frais sur versement applicables aux affaires nouvelles seront abaissés à 3,85 % maximum, contre 4,85 % maximum actuellement. Cette baisse concernera tous les types de versements, qu’ils soient libres ou réguliers.
Un déploiement déjà engagé avant une généralisation à tout le réseau
À ce jour, 273 personnes ont déjà été déployées et disposent désormais de Starlight. Une généralisation de l’outil est prévue pour l’ensemble du réseau entre le 21 septembre et le 23 novembre.
Un nouvel outil CRM convergé
Starlight est présenté comme un nouvel outil de CRM convergé, appelé à devenir un outil structurant pour les équipes du réseau. Son déploiement constitue donc une évolution importante dans les pratiques professionnelles et dans l’organisation quotidienne du travail.
Un changement qui impose un véritable temps d’adaptation
Comme tout changement d’outil, la généralisation de Starlight nécessitera nécessairement un temps d’adaptation pour les salariés concernés. Pour la CFDT, cette phase d’appropriation ne doit pas être sous-estimée. Elle doit être anticipée, accompagnée et sécurisée afin d’éviter que le déploiement ne génère des difficultés supplémentaires pour les utilisateurs.
La CFDT exige une formation présentielle de qualité
Nous considérons indispensable de mettre en place une formation présentielle de qualité, réellement adaptée aux besoins du terrain. Cette formation doit permettre aux salariés de maîtriser concrètement l’outil, de poser leurs questions, d’identifier les nouveaux usages attendus et de limiter les risques d’erreurs ou de perte d’efficacité lors de la généralisation.
Une assistance suffisamment dimensionnée pour accompagner les utilisateurs
Au-delà de la formation initiale, la CFDT insiste sur la nécessité de prévoir une assistance suffisamment dimensionnée. Cette assistance devra permettre de répondre rapidement aux difficultés rencontrées par les salariés, notamment durant les premières semaines de déploiement généralisé.
Capgemini chargé du déploiement de la formation
La formation à Starlight sera déployée par Capgemini, prestataire externe chargé d’accompagner cette phase de généralisation. La CFDT restera attentive à la qualité de cette prestation, à son adéquation avec les réalités du réseau et à la capacité de l’entreprise à accompagner efficacement les salariés dans ce changement d’outil.
Point outils
Évolution Outils
✓ Nouveaux modes de paiement pour Excelium Vie : TP + PA, TP + Re + PA (01/26)
✓ Reprise Refresh iPad Air (Mobile Edition) conseillers
✓ Dotation PC DELL (Windows Edition) et iPad Pro (Mobile Edition) encadrants
+ MAJ Windows 11
Ces évolutions ont été mises en place ou seront mises en place prochainement. Si vous rencontrez des difficultés de gestes outils, n’hésitez pas à contacter vos élus CFDT.
Intéressement/Participation 2026 : des résultats florissants, un message décevant pour les salariés
La CFDT AEP dénonce un recul difficilement compréhensible
Vos collègues CFDT AEP souhaitent revenir sur l’annonce des résultats de l’Intéressement/Participation 2026 et expriment leur très forte déception face au message envoyé aux salariés. Année après année, les équipes s’investissent sans compter pour permettre à l’entreprise de produire des résultats toujours plus florissants. Pourtant, malgré des résultats opérationnels exceptionnels, le niveau d’Intéressement/Participation s’établira à 10,07 %, en recul par rapport aux 10,70 % obtenus l’année précédente.
Des critères en baisse qui pénalisent les salariés
Ce recul s’explique notamment par une diminution du volume des boîtes mails jugée insuffisamment optimisée, ainsi que par un retrait sur le critère de la qualité de service.
La CFDT déplore que les salariés aient à supporter la dégradation de critères qu’ils ne maîtrisent qu’en apparence. Ces résultats interrogent d’autant plus que les efforts demandés aux équipes restent considérables, dans un environnement de travail déjà fortement contraint.
Qualité de service : une exigence difficile à tenir sous surcharge de travail
Alors que la surcharge de travail est identifiée par la médecine du travail comme le principal facteur d’anxiété et de stress au travail, comment demander aux salariés d’améliorer simultanément la qualité de service ? La CFDT considère qu’il est contradictoire d’exiger toujours plus de performance opérationnelle, tout en laissant perdurer des conditions de travail qui fragilisent les équipes et limitent leur capacité réelle d’action.
Réorganisations successives : l’instabilité nuit à la performance collective
De la même façon, dans un contexte de réorganisations successives qui ne laissent pas la place à la stabilité, comment les salariés pourraient-ils retrouver un fonctionnement optimal ?
Les logiques de travail sont sans cesse redéfinies, les repères collectifs sont régulièrement bouleversés, et les équipes doivent continuellement s’adapter. Cette instabilité pèse nécessairement sur l’efficacité quotidienne et sur la qualité du service rendu.
Reconnaître concrètement l’engagement des salariés
Pour renouer avec un message plus positif à l’égard des salariés, la CFDT réitère sa demande de versement d’une prime de partage de la valeur à l’ensemble des salariés d’AXA France. Cette prime constituerait une reconnaissance concrète de leur contribution aux résultats de l’entreprise et enverrait enfin un signal cohérent avec l’engagement dont ils font preuve au quotidien.
Bilan social 2025 : des effectifs en hausse, mais des signaux sociaux toujours préoccupants
Une progression des effectifs qui ne doit pas masquer un turnover élevé
Le bilan social 2025 fait apparaître une légère amélioration des effectifs, avec 95 commerciaux supplémentaires par rapport à 2024, soit une progression de 3,1 %.
Toutefois, ce chiffre, exceptionnellement positif, ne doit pas occulter une réalité préoccupante : le nombre élevé de départs de jeunes salariés. En effet, deux tiers des départs concernent des salariés de niveau 1. Cette situation interroge directement la politique de maintien dans l’emploi des nouveaux entrants, ainsi que les méthodes de recrutement, qui semblent encore trop aléatoires.
La CFDT relève notamment 81 départs durant la période d’essai. À ce jour, nous disposons de très peu de retours sur les causes réelles de ces départs, ce qui ne permet pas d’identifier précisément les leviers d’amélioration. Par ailleurs, 59 départs à la retraite ont été enregistrés sur l’exercice 2025.
Une baisse de l’ancienneté qui fragilise la continuité des compétences
Cette dynamique se traduit par une baisse significative de l’ancienneté moyenne, qui recule de 4,67 %, passant de 11,2 années en 2024 à 10,7 années en 2025. Cette diminution concerne principalement les salariés des niveaux 1 et 2, tandis que l’ancienneté progresse chez les cadres. Elle apparaît comme la conséquence directe d’un manque de rétention des salariés les plus récents.
Comme en 2024, la CFDT réitère son inquiétude quant à la continuité et au renouvellement des compétences dans les années à venir.
Des départs toujours trop nombreux et un climat social qui se dégrade
De manière générale, le nombre de démissions est en baisse, mais il demeure à un niveau trop élevé.
Il est important de souligner que les démissions et ruptures conventionnelles des niveaux 1 et 2 représentent 84 % des départs. Par ailleurs, les licenciements augmentent de 8 %, ce qui constitue un signal préoccupant.
Ces éléments traduisent une dégradation du climat social au sein de l’entreprise.
Absentéisme : un niveau élevé qui révèle un mal-être persistant
La CFDT constate également que le taux d’absentéisme reste élevé :
4,76 % en 2025 en France, toutes activités confondues, contre 6 % pour le réseau ;
82 % de l’absentéisme concerne les niveaux 1 et 2 ;
95 % des jours d’absence concernent également ces mêmes niveaux.
On observe en outre une augmentation de l’absentéisme chez les femmes de niveau 1.
Ces données révèlent une forme d’épuisement et de mal-être au travail. Cette situation est notamment illustrée par une hausse de 39 % des journées d’absence pour accident du travail et de trajet, en particulier chez les salariés des niveaux 1 et 2. Ces éléments doivent être mis en perspective avec la baisse de l’ancienneté moyenne et le fort turnover observé dans le réseau.
Pression commerciale et charge de travail : la QVT doit devenir une réalité de terrain
Le taux d’absentéisme dans le réseau AEP est probablement lié à une forte pression commerciale et à une charge de travail croissante. Ces facteurs contribuent à détériorer la santé mentale des salariés ainsi que leurs conditions de travail. Dans ce contexte, la CFDT s’interroge sur la volonté réelle de l’entreprise de respecter la qualité de vie au travail, ainsi que sur l’application concrète de ses engagements sur le terrain.
Promotion interne : une progression contrastée selon les niveaux
Concernant la promotion interne, la CFDT note une progression importante des passages du niveau 1 au niveau 2, avec 110 personnes concernées, soit une hausse de 20 %.
En revanche, les passages du niveau 2 à la classe 5 reculent fortement, avec 46 personnes concernées contre 70 en 2024, soit une baisse de 34 %. Ces évolutions s’expliquent notamment par les nombreux départs prématurés constatés au sein du réseau.
Rémunérations : des hausses inégales et insuffisantes pour les cadres
En matière de rémunération, la CFDT constate une augmentation moyenne de 4 %.
Cette progression atteint :
+4 % pour le niveau 1 ;
+5,4 % pour le niveau 2.
En revanche, l’augmentation n’est que de +0,6 % pour les cadres, ce qui ne compense pas l’inflation cumulée des deux dernières années, évaluée à 2,9 % selon l’INSEE.
Formation : des moyens en hausse, mais un modèle à rééquilibrer
Concernant la formation, les moyens alloués au réseau progressent, avec une augmentation de 8 % des heures de formation.
Toutefois, le recours massif à l’e-learning, devenu la norme, interroge. La CFDT rappelle que les formations en présentiel sont souvent plus efficaces, notamment pour accompagner les nouveaux entrants et consolider les compétences opérationnelles. Il est également regrettable qu’une partie de ces investissements soit perdue lorsque des salariés quittent l’entreprise durant leur période d’essai.
Investir durablement dans le réseau AEP pour réduire les départs et l’absentéisme
Afin de réduire les départs, de limiter l’absentéisme et d’améliorer concrètement la qualité de vie au travail, AXA doit poursuivre ses investissements dans le réseau AEP, renforcer et respecter ses engagements, et continuer à développer la formation, en privilégiant notamment le présentiel.
Avis de la CFDT
Pour l’ensemble de ces raisons, la CFDT invite ses élus à rendre un avis d’abstention.
La direction donne une suite favorable à nos demandes
À la suite des demandes répétée de la CFDT, et face à l’augmentation des prix du carburant, la direction accède à notre demande et va octroyer une prime « carburant ».
120 €
correspondant aux mois de mars, avril, mai et juin.
SOIT
30 €
sur 4 mois.
Une prime pour les commerciaux avec véhicule personnel
Cette prime sera octroyée uniquement aux commerciaux avec véhicule personnel. Une proratisation de cette prime est en attente de validation par la direction pour les nouveaux entrants et les CQP.
À ce stade, cette prime ne sera pas prolongée, mais si la situation géopolitique actuelle perdure ou se dégrade, vos élus CFDT demanderont une prolongation et/ou une augmentation de cette prime.
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