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Auteur/autrice : admin4544

La donnée : la nourriture de l’IA qui impacte notre environnement

L’IA suppose de la donnée et la capacité à la traiter massivement. Aujourd’hui, d’immenses serveurs (Data Center) hébergent le « big data » qui est constitué du volume considérable d’informations que les humains et les machines génèrent. La capacité de traiter massivement ces données produit de l’IA et rend obsolète les anciennes méthodes de traitement. La qualité des données est un élément clé pour garantir l’efficacité, le bon fonctionnement et la pertinence des résultats d’un outil d’IA. 

Qui dit développement de l’IA dit multiplication des serveurs et impact extrêmement négatif des serveurs sur l’eau, l’énergie et le climat.

IA générative, vecteur de la propagation de l’intelligence artificielle

L’IA générative est une technologie capable de créer d’elle-même des contenus originaux (texte, images, musique, code informatique), là où les anciens algorithmes se contentaient de classer les informations. Elle fonctionne grâce à une interaction simple : 

Pour créer, l’IA est soumise à une phase d’apprentissage intensif (Deep Learning) qui se déroule comme suit :

L’observation massive : On « nourrit » l’IA avec des quantités gigantesques de données (presque tout internet : livres, photos, articles, codes).

La détection de modèles : À force d’analyses, l’IA repère des structures (par exemple, après « Il était une », le mot « fois » revient presque toujours …).

La compréhension du langage naturel : Elle finit par comprendre le langage que nous utilisons tous les jours plutôt que de simples lignes de codes.

Les entreprises ont perçu tout le potentiel de l’IA Générative et c’est son apparition qui a amené nombre d’entreprises à reconsidérer leur stratégie pour ne pas passer à côté des « bénéfices » qu’elles pouvaient en tirer, que ce soit en termes de qualité mais aussi, et surtout, en termes de productivité.

L’IA générative ne se contente pas de faire un « copier-coller », elle utilise tout ce qu’elle a appris pour créer et assembler des éléments afin de répondre précisément à votre demande.

IA Agentique

Avec l’IA agentique le potentiel des outils IA se développe encore puisqu’elle ne se contente pas de répondre à une question ou à générer un contenu, elle agit comme un véritable assistant autonome.

D’analyser une situation :
Au-delà de suivre une règle rigide, elle comprend le contexte global d’une mission.

De prendre des décisions :
Elle choisit la meilleure alternative pour contourner un obstacle.

De passer à l’action :
Elle utilise nos outils sans intervention humaine (envoyer un mail, réserver un billet, coder un logiciel).

Elle apprend de l’expérience :
Elle s’améliore en continu en observant les résultats de ses actions précédentes.

Si jusqu’alors, l’informatique cesse de fonctionner face à une situation imprévue, l’IA agentique, au contraire, pourra gérer des flux de travail complexes et changeants de A à Z.

L’IA agentique ne se contente pas de « réfléchir » ou de « parler », elle est conçue pour « faire » avec des risques de dérives encore accrus.

L’importance fondamentale du sujet dans l’entreprise

Le groupe AXA ne va pas attendre là où la concurrence avance. Aujourd’hui les salariés AXA utilisent l’IA générative (SecurGPT, Copilot ou SmartinAXA) mais, très vite, L’IA agentique devrait prendre une place importante.

L’utilisation massive des données hébergées dans d’énormes Datacenters a un impact négatif sur l’environnement (consommation massive d’énergie et d’eau). Pour la CFDT il faut mettre en place des indicateurs qui, pour chaque usage et selon la requête effectuée, informent les utilisateurs et agrègent précisément le coût environnemental lié aux utilisations. Cela est une nécessité pour piloter nos usages et prendre les bonnes décisions.

Si l’IA peut automatiser des tâches pénibles, elle menace aussi de transformer radicalement, voire de supprimer, certains emplois.
Il faut anticiper et faire en sorte que l’IA soit au service du salarié et non à l’origine de sa disparition ?

L’IA permet de produire plus et plus vite. Il est impératif que les gains de productivité liés à l’IA servent à augmenter les rémunérations, à faciliter l’aménagement du temps travaillé et à améliorer les conditions de travail.

Le maintien des rôles et responsabilités de l’humain est essentiel. La protection des données, le droit à la déconnexion doivent être garantis.

La perte de sens face à une machine comme l’intensification des tâches sont source de dégradation de la santé mentale des salariés.

Nous devons nous protéger contre l’apparition de nouvelles maladies comme le « Brain Fry », lié à la surcharge cognitive provoquée par l’IA (brouillard mental), ou le Vibe Coding Paralysis (productivité infinie de l’IA qui impacte le cerveau des codeurs informatiques) *

(*) Source : Le Lab de la Sécurité Sociale, ANI : Artificial Narrow Intelligence, AGI : Artificial General Intelligence, ASI : Artificial Super Intelligence.

L’accélération du rythme de travail, la multiplication des outils, la nécessité de supervision constante,  et la surcharge d’informations sont autant de mécanismes qui menacent la capacité cognitive humaine, menant à une fatigue mentale profonde. Pour éviter cela, il faut adopter des pratiques équilibrées, limiter la supervision et le nombre d’outils simultanés, adapter l’organisation du travail.

Rester vigilants sur les impacts de l’IA sur l’emploi.

Veiller à ce que l’IA soit un outil au service de l’humain, et non un instrument de contrôle ou de précarisation.

Mesurer l’impact environnemental de nos usages et faire en sorte de les limiter à ce qui est nécessaire.


La CFDT a demandé en 2023 et obtenu en 2025 un accord-cadre permettant aux élus de suivre et questionner l’arrivée de nouveaux outils IA. Cet accord doit évoluer dans le sens d’un renforcement pour prendre en compte les nouvelles technologies, l’accroissement des risques pour la santé et les risques environnementaux toujours plus forts.

Congés payés : vos droits, nos explications

3ème séance NAO 2026 : +0,2 % c’est tout ce qu’on vaut ?

au 1er juin 2026

(INSEE, 16 mai 2026)

(INSEE, 12 juin 2026)

Avec hausse des seuils et OMP — le gain réel peut être inférieur ou nul pour les CC/RC/IC

Fixe pur, sans hausse seuil ni OMP — aligné sur le SMIC au 1er juin 2026

Avis de la Cfdt sur la négociation obligatoire annuelle 2026

La revalorisation salariale proposée apparaît insuffisante au regard de l’inflation et de l’évolution du coût de la vie, et ne garantit pas une préservation effective du pouvoir d’achat.

Nous regrettons également l’absence de décorrélation claire entre l’augmentation du salaire fixe et les seuils OMP entrant dans le calcul de la rémunération variable, ce qui pourrait conduire les commerciaux à financer indirectement une partie de leur propre augmentation.

Par ailleurs, le volet relatif aux produits bancaires ne concerne qu’une partie limitée du réseau (environ un tiers) et ne peut donc constituer une réponse suffisante aux attentes de l’ensemble des équipes commerciales.

En conséquence, nous considérons que cette négociation ne permet pas d’assurer une progression salariale équitable, lisible et à la hauteur de l’engagement des commerciaux.

Pour compenser ce manque de revalorisation salariale, la CFDT demande à nouveau la mise en place d’une Prime de Partage de la Valeur (PPV), afin d’apporter une réponse immédiate et concrète à la perte de pouvoir d’achat subie par les salariés.

La CFDT exprime un avis défavorable sur les propositions présentées, qui ne répondent pas suffisamment aux attentes des commerciaux ni à la reconnaissance de leur contribution aux résultats de l’entreprise.

La CFDT souhaite que la NAO 2027 ne soit pas une répétition de celle de 2026, sous prétexte de la négociation de la simplification de la rémunération. Nous espérons sincèrement que cette simplification répondra réellement aux attentes du réseau et sera accompagnée de moyens à la hauteur des enjeux. Dans le cas contraire, l’issue de la négociation risque d’être identique à celle de 2025. 

NAO 2026 : la direction vous offre des miettes pendant que le SMIC monte !

(INSEE, 16 mai 2026)

au 1er juin 2026

CSE AEP Juin 2026

L’équipe des frais AEP rencontre actuellement d’importants problèmes informatiques liés au déploiement de Windows 11.

En effet, les sécurités renforcées génèrent des microcoupures de VPN des PC des gestionnaires.

Conséquences constatées :

  •  Dégradation des conditions de travail des salariés administratifs
  •  Les salariés commerciaux mécontents voient leurs remboursements de frais tarder, certains rencontrant des difficultés financières.  
  • L’équipe de Pessac à le sentiment ne pas être accompagnée face à ces difficultés.

La CFDT demande des solutions de la part de la direction dans les meilleurs délais, afin de rétablir la situation.

La CFDT revient encore une fois sur le sujet de gestion des contrat IARD et des problématiques rencontrées par les Imc.

Témoignage terrain

« Depuis 37 ans dans le réseau j’ai connu toutes les transformations, la théorie je la connais, la réalité du terrain en est très éloignée. »

Conséquences :

Une expertise qui disparaît

📉 Diminution constante du nombre d’Agents D
📉 Départs à la retraite des conseillers habilités
📉 Peu ou pas de relais formés

Une formation insuffisante

  • Pour certains conseillers il faut 3 semaines de formation pour obtenir l’habilitation
  • Pour d’autres une demi-journée de formation seulement
  • Aucun test de validation
  • Plus aucun accompagnement par la suite

Les risques identifiés

🚨 Multiplication des demandes clients à gérer
🚨 Conseillers peu ou pas formés à l’IARD
🚨 Risques accrus de défaut de conseil
🚨 Dégradation de la satisfaction client

 Exemple concret :

  • 250 clients IARD actuellement gérés
  • 200 clients supplémentaires attendus d’ici la fin de l’année
  • Soit près de 450 clients sous risque

La CFDT demande un véritable plan de formation pour les conseillers volontaires et rappelle que l’IARD constitue un métier à part entière.

La CFDT alerte la Direction sur les problématiques de l’outil STARLIGHT.  Les commerciaux, animateurs et inspecteurs ne sont ni magiciens ni informaticiens.

Une formation inadaptée

  • Qualité de la formation est complètement insuffisante et sans connaissance de notre environnement
  • Le commercial, fort de cette formation, sait créer une fiche particulier une fiche professionnelle et approche de très loin les futurs actes de gestion
  • Aucun cas pratiques car n’est pas redescendu au moment de la formation

Cette gestion est la chose la plus chronophage dans la journée d’un commercial. Cet outil en rajoute une couche et peut être la dernière pour certains commerciaux à bout de forces.

Les sujets comme des modifications simples de téléphone, de mail ou d’adresse d’une fiche client demandent 4 clics dans des écrans différents alors que STARLIGHT se voulait simplifiant.

Parmi les difficultés signalées :

  • Le sujet de KYC par un lien écrit en police minuscule
  • Caractères accentués dans l’objet de la demande non reconnus
  • Le principe de « demande+sollicitation » n’est pas abordé ou très succinctement
  • Le commercial n’a de cesse de se demander si il aura un traitement de sa demande mais aussi clôturer des demandes déjà traitées. 

 Où est le gain de temps promis ?

  • une formation complète pour les futurs déployés
  • une remise à niveau urgente des commerciaux déployé

La CFDT dénonce le choix de la Direction de rattacher les services métiers de l’île de La Réunion au futur périmètre Distribution.

Cette décision ne tient pas compte de la réalité des missions exercées par les salariés concernés et risque de les priver d’une représentation adaptée à leurs problématiques professionnelles.

Ces salariés seraient rattachés à un CSE dont le champ de compétence est principalement orienté vers les activités de distribution et qui ne sera pas en mesure de traiter efficacement les sujets spécifiques liés à leurs métiers

La CFDT demande le rattachement des services métiers de La Réunion au futur périmètre AVIPSC pour garantir :

✔️ Une représentation adaptée par les élus disposant de la connaissance et de l’expertise nécessaires pour défendre leurs intérêts et porter leurs revendications
✔️ Un dialogue social de qualité
✔️ Une prise en compte effective des enjeux métiers propres à ces salariés

Au nom de la cohérence, la CFDT préconise donc une modification du rattachement hiérarchique des services métiers de la Réunion. 

En effet, seul un rattachement à la ligne hiérarchique en charge de la gestion Métiers permettrait de mettre fin à ce qui constituera demain une aberration dans notre organisation sociale.

Triplog : une généralisation à encadrer par une formation adaptée et un suivi vigilant

La Direction souhaite généraliser l’outil Triplog à l’ensemble du réseau. Cette généralisation sera mise en œuvre en deux temps :

Une première vague de

1 200 personnes au 1er juin ;

Une seconde vague de

1 200 personnes au 1er juillet.

Triplog est un outil destiné à améliorer la saisie automatique des déplacements professionnels. Il doit permettre d’assurer la jonction entre Salesforce et Concur, afin de simplifier et de fiabiliser le traitement des déplacements professionnels.

Une formation en Teams de 2 fois 2 heures est actuellement prévue pour accompagner ce déploiement. Pour la CFDT, cette modalité de formation ne saurait être suffisante au regard de l’ampleur de la généralisation envisagée et des impacts pratiques pour les salariés concernés.

Nous demandons qu’une formation en présentiel, réellement adaptée aux besoins des salariés, soit mise en place avant la généralisation de Triplog, conformément aux orientations rappelées dans le bilan social 2025. Cette exigence vise à garantir une appropriation effective de l’outil, à limiter les difficultés opérationnelles et à éviter que ce déploiement ne génère une charge supplémentaire pour les utilisateurs.

Vos collègues CFDT resteront vigilants sur la mise en place de ce nouvel outil, tant sur les conditions de déploiement que sur la qualité de l’accompagnement proposé aux salariés.