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Auteur/autrice : Isabelle Ollivier

La CFDT réagit à la présentation des perspectives par la Direction des Ressources Humaines sur les enjeux et les défis à venir.

Des réussites : La Cfdt souligne les progrès portés par la DRH

Les enjeux d’inclusion, d’actions de prévention en matière de santé et environnementaux sont fortement investis par l’entreprise. La Cfdt fait le vœu que ces valeurs soient suffisamment ancrées pour résister à de potentielles turbulences politiques. La Direction s’en dit certaine. 

Un manque de moyen : La Cfdt le répète, il n’y a pas assez de RH !

Cette carence entraine un manque d’anticipation des problèmes et un défaut d’accompagnement, que ce soit pour les salariés ou les managers. Dans ce contexte, la perspective d’une baisse des moyens humains des organisations syndicales serait un facteur aggravant qui laisserait le salarié encore plus isolé face à ses problèmes.

La Cfdt adhère à la nécessité de valoriser le management

Le manager est confronté à la difficulté de devoir veiller à la réalisation des objectifs tout en s’attachant au respect de l’inclusion et de la santé au travail des salariés. Nous n’y arriverons pas si les managers sont cantonnés à l’animation de tableaux de bord. Il faut leur donner davantage d’autonomie et de moyens pour exercer ces responsabilités étendues. C’est à cette condition qu’il sera possible de libérer les énergies et de réduire les injonctions contradictoires. Disposer des moyens de bien animer son équipe améliore les résultats avec une meilleure qualité de vie au travail, tant pour le manager que pour les membres de son équipe 

Exigence de performance forte et Charge de travail excessive nuisent à la santé mentale.

La Cfdt ne partage pas la culture de la performance forte qui entraine l’idée du dépassement de soi. Elle ne peut s’inscrire dans la durée sans nuire à la santé des salariés. Pour la Cfdt, il faut prôner le goût du travail bien fait et l’implication des salariés sans surcharge de travail.

La Cfdt alerte sur les risques à venir

La nouvelle grille d’évaluation de la performance porte en germe des risques de dérives. La Cfdt sera très vigilante et sera disponible pour défendre les situations individuelles.

Par ailleurs, nous découvrons jours après jours les impacts de l’IA. Après la phase de découverte de l’efficacité de nouveaux outils, la Cfdt identifie les risques d’intensification du travail, de décrochage impactant la santé si l’accompagnement n’est pas suffisant, mais aussi de désinvestissement de salariés qui ne verraient plus leur métier comme une responsabilité mais comme une série de tâches ou de procédures à exécuter avec l’aide de l’IA.

Intéressement / Participation

Cette année l’Intéressement/Participation sera de 10,07%.
Il était de 10,7% l’an passé. Si ce calcul est techniquement explicable,  il apparaît injuste dans un contexte où les résultats de l’entreprise s’améliorent encore.

Le recul de l’Intéressement/Participation envoie un mauvais signal

La Cfdt déplore la baisse de l’Intéressement/Participation, notamment liée au recul de la qualité de service. Ce recul est la résultante des choix de l’entreprise qui laisse perdurer des surcharges de travail et empêche toute stabilité du fait de réorganisations permanentes.

Hélas, la surperformance de plusieurs autres critères (apports nets…) ne permet pas de compenser les baisses.

La Cfdt demande une Prime de Partage de Valeur pour tous pour une juste reconnaissance du travail accompli.

La Cfdt veut connaître les critères de la part collective de la rémunération variable.

La nouvelle grille de variable prévoit un objectif collectif à   hauteur de 25% pour tous les salariés d’Axa France. La Cfdt déplore qu’à l’occasion des entretiens visant à définir les objectifs individuels, les salariés n’obtiennent toujours pas d’information sur les critères de cette part collective. La Cfdt demande que ces critères soient communiqués sans délai. 

La Direction déploie Sécuriscore pour connaitre son exposition au risque cyber.

L’outil, présenté dans notre communication de janvier 2026, permet d’envoyer par mail à chaque salarié son Score d’exposition au risque Cyber. Sur le pilote 95% sont au niveau de la cible ou au-delà.

75% des salariés testés dans le cadre du pilote ont trouvé l’outil utile. La Cfdt a obtenu des critères plus précis et transparents, avec indication de leur impact sur le score. Cela concerne notamment la quantité de mails frauduleux reçus sans que nous le sachions. La rédaction du mail sera améliorée pour être plus lisible, avec des actions de remédiations proposées.

Le manager ou la RH n’auront pas accès à ce score individuel. La Cfdt le rappelle, la lutte contre la cyber-malveillance est de la responsabilité de l’entreprise et le Sécuriscore ne doit pas conduire à faire porter aux salariés la responsabilité de cette lutte.

La Cfdt souligne le risque d’une perception négative par le salarié d’un mauvais score qui lui serait attribué.

Vie de la région SUD-EST

PRH de la Direction des Ventes

Le PRH du périmètre AEP Direction des Ventes Languedoc Vallée-du-Rhône fait valoir ses droits à la retraite. Philippe BROCHIER partira en congés avant sa retraite le 1er septembre et il sera remplacé.
Une information officielle sera effectuée une fois tous les éléments bouclés.

Formation

Les formations MIF et IOBSP (initiales et mise à jour) n’apparaissent pas dans le récapitulatif annuel des formations réalisées dans l’Espace Formation.
Elles sont présentent dans l’Espace Formation mais pas dans le récapitulatif annuel.

La Direction dit que l’ensemble de ces formations initiales est mis à jour une fois par mois dans l’outil Axa et elles apparaissent dans le compteur annuel hors DDA. La Direction nous enverra le mode de calcul précis.

Point sur les BICs de la région du SUD-EST

Visites de BICs (Villeneuve-Loubet, Les Arcs Sur Argens, La Garde)

  • Les machines à café sont toutes en pannes.
  • Sur le site de Villeneuve, problème de stores, des prises électriques abimées, des poignées ont disparu et la porte fenêtre ne ferme plus au RDC et à l étage.

Concernant les machines à café des Arcs, elles auraient été remplacées la veille de notre instance.
Pour les poignées de porte, la Direction va écrire au propriétaire dès lundi pour savoir ce qui se passe car cela ne vient pas d’Axa

MARSEILLE

Livraison au second étage du Cg2 où est installé le BIC de Marseille.
Les locaux syndicaux ont également été rénovés.

Salle de gym

Elle prendra la place du CNI qui sera transféré au 1er étage

Assistante sociale à Marseille

La nouvelle assistante sociale est Melanie RECOTILLER. C’est une prestataire de la société ACTIS, sur Marseille et la DV Sud.
Un point mensuel sera mis en place entre elle et les RH.

Alerte rouge sur la santé mentale chez AXA France : la Cfdt exige des actions concrètes

Une hausse inquiétante des risques psychosociaux révélée par le SPST

Le rapport 2025 du Service de Prévention et Santé au Travail (SPST) d’AXA France, présenté lors du CSE Fonctions Centrales, révèle des chiffres alarmants qui nécessitent une mobilisation immédiate.
En effet, les indicateurs de santé mentale montrent une dégradation préoccupante avec une augmentation de 46% des visites à la demande des salariés et une hausse significative des scores d’anxiété, de dépression et de stress. Les trois problématiques majeures identifiées représentent un signal d’alarme : l’intensité et le temps de travail (30% des orientations), les relations avec la hiérarchie (18,8%) et les rapports sociaux au travail (17,5%).

Face à cette situation critique, nous demandons un renforcement urgent des moyens alloués à l’accompagnement psychologique. Actuellement, un seul psychologue intervient une journée par semaine pour Nanterre, VdF et Marly, ce qui s’avère manifestement insuffisant au regard de l’ampleur et ne permet pas de répondre efficacement à la détresse croissante des salariés, particulièrement touchés par l’épuisement professionnel et les situations de burn-out.
Sur les sites en province, cette activité est déléguée. Retrouvez ici les coordonnées des psychologues.

Des solutions concrètes pour protéger la santé des salariés

La nouvelle médecin coordonnatrice, arrivée en septembre 2025, reconnaît elle-même l’urgence d’agir en prévention primaire et secondaire. Les données montrent notamment une explosion des demandes de télétravail pour raison médicale (+40%), révélant l’ampleur du mal-être sur site. Par ailleurs, l’augmentation du nombre d’inaptitudes médicales constitue un indicateur supplémentaire de la gravité de la situation.

Vos élus proposent plusieurs axes d’action prioritaires : d’abord, l’augmentation immédiate du temps de présence du psychologue du travail, ensuite la mise en place systématique d’interventions préventives lors des réorganisations, et enfin le développement de dispositifs de médiation et de coaching individuel. Ces mesures doivent s’accompagner d’une véritable politique de prévention des risques psychosociaux, incluant des actions sur l’organisation du travail, la charge mentale et l’accompagnement des managers de proximité.

Réorganisation de la Direction Client, Marketing, Communication et Engagement (DCMCE)

Un vote unanime qui questionne

La consultation sur le projet d’évolution d’organisation au sein de la DCMCE a abouti à un résultat remarquable : le CSE a voté à l’unanimité l’abstention. Cette position collective témoigne d’une réserve partagée face aux changements proposés par la Direction, révélant des préoccupations communes sur l’impact réel de cette restructuration pour les 78 salariés concernés.

La Cfdt se félicite de cette unanimité qui démontre une convergence rare entre toutes les Organisations Syndicales. En effet, certaines organisations habituellement plus enclines à valider les projets de la Direction ont également choisi de s’abstenir, soulignant ainsi l’ampleur des interrogations soulevées par ce projet.
Ces OS ont-elles ouverts les yeux ou est-ce juste un repositionnement stratégique en vue des élections professionnelles en fin d’année?

Principaux éléments développés : une restructuration aux impacts multiples

Le projet d’évolution présenté par la Direction vise à restructurer profondément l’organisation actuelle autour de huit pôles distincts.

En premier, la création d’une nouvelle direction « Connaissances et Stratégies Clients » regroupant les équipes Études (3 collaborateurs), Connaissance Client et Stratégie Data Client (11 collaborateurs), ainsi que le programme stratégique Connaissance Client (9 collaborateurs). Cela concernerait 23 salariés au total.

En second, l’intégration des équipes Réclamations (55 collaborateurs) au sein de la DMEC constitue le changement le plus significatif en termes d’effectifs. Par ailleurs, la création d’un poste de Project Management Officer vient compléter cette nouvelle architecture organisationnelle. Néanmoins, ces modifications de rattachement hiérarchique, présentées comme sans impact sur les métiers et activités, ne sont jamais anodines.

Les points de vigilance soulevés par les organisations syndicales

D’une part, l’absence de données relatives à la charge d’activité dans les services concernés empêche une évaluation complète des risques psychosociaux potentiels. La Cfdt a particulièrement insisté sur le manque de reconnaissance des salariés de cette direction, malgré les résultats spectaculaires affichés par l’entreprise en termes de performance financière et d’image de marque.

D’autre part, le rattachement des 55 salariés des réclamations crée un déséquilibre manifeste dans l’organigramme, avec des pôles aux effectifs très disparates. Nous questionnons également la pertinence d’ajouter un échelon hiérarchique supplémentaire, alors qu’un fonctionnement transversal aurait pu être privilégié, comme c’est le cas pour d’autres directions moins importantes en volume.

Un avis d’abstention porteur de messages

L’avis d’abstention unanime du CSE traduit une position de réserve collective face à un projet dont les bénéfices réels pour les salariés restent à démontrer. Nous ne nous s’opposons pas au projet, mais nous refusons de l’approuver en l’état, en soulignant le besoin d’éclaircissements sur les impacts concrets de cette réorganisation.

La Cfdt suivra attentivement ce projet et veillera à ce que les changements de rattachement n’impactent pas négativement les conditions de travail des salariés concernés. L’engagement de la Direction à maintenir les métiers et activités devra être scrupuleusement respecté, tout comme la prise en compte des risques psychosociaux liés à ces changements organisationnels.