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Auteur/autrice : Isabelle Ollivier

Opérations exceptionnelles IT : L’inflation impacte aussi ces salariés

Alors que 822 salariés assurent la continuité des services informatiques d’AXA France, leurs compensations stagnent depuis 2018. La Cfdt continue à monter au créneau pour défendre ces travailleurs essentiels.

L’ampleur méconnue des interventions nocturnes

L’étendue du travail accompli en dehors des heures ouvrées est considérable. En effet, 12 450 interventions ont mobilisé 822 salariés uniques sur l’année, représentant près de la moitié des effectifs CDI de la DT2. Ces interventions comprennent des astreintes, des opérations matinales dès 7h et des mises à disposition, avec une répartition de 80% en semaine et 20% durant les week-ends et jours fériés.

L’analyse mensuelle démontre des fluctuations importantes selon les périodes, avec des pics d’activité particulièrement marqués en juillet et septembre. Cette charge de travail variable soulève des interrogations sur le dimensionnement des équipes et les risques d’épuisement professionnel, particulièrement dans un contexte où les menaces de cybersécurité s’intensifient et exigent des interventions toujours plus rapides et fréquentes.

L’inflation galopante face à des barèmes figés : l’urgence d’agir

L’accord portant sur les Interventions informatiques hors plages – CFDT AXA FRANCE n’a pas été revue depuis le transfert de cette activité d’AXA GO à AXA FRANCE en 2018.

La Cfdt tire la sonnette d’alarme, depuis de nombreuses années déjà, sur une situation devenue intenable : à ce jour, l’inflation cumulée atteint près de 20%, laissant les salariés avec un pouvoir d’achat considérablement diminué. Les barèmes d’indemnisation, inscrits « en dur » dans l’accord à durée indéterminée, n’ont bénéficié d’aucune revalorisation depuis cette période.

Cette stagnation salariale devient d’autant plus problématique que l’organisation actuelle semble insuffisamment dimensionnée pour absorber la charge. Nous soulignons la disproportion entre l’augmentation du volume d’interventions et l’évolution des effectifs, questionnant la pérennité du système sans risque de surcharge professionnelle.

Le volontariat en question : entre théorie et réalité du terrain

Si l’accord stipule clairement le caractère volontaire des astreintes, des remontées terrain font état de pressions managériales contraignant certains salariés à accepter ces interventions sous peine d’impacts sur leurs objectifs de performance. Vos élus exigent des garanties concrètes pour assurer le respect effectif du volontariat et du droit à la déconnexion. Nous appelons et encourageons les salariés concernés à faire remonter toute situation problématique, rappelant que leur bien-être ne peut être sacrifié sur l’autel de la continuité de service.

Face au silence assourdissant de la Direction qui se retranche derrière l’argument que « le CSE n’est pas une chambre de négociation », la Cfdt maintient sa position ferme et continuera à réclamer la revalorisation méritée de ces compensations et l’amélioration des conditions de travail de tous les salariés mobilisés pour garantir le bon fonctionnement des systèmes informatiques d’AXA France.

Direction Solutions Collaborateurs : bilan 2025

Un bilan contrasté pour 2025

Lors de la présentation du Bilan et perspectives de la Direction Solutions Collaborateurs, cette direction a affiché des initiatives ambitieuses, notamment en matière d’innovation environnementale avec le projet de géothermie à Marly, cependant les résultats du dernier Pulse révèlent une baisse inquiétante de la satisfaction des salariés.

D’un côté, la Direction met en avant des réalisations concrètes : 125 millions d’euros d’économies sur la renégociation des baux des Terrasses, le déploiement progressif du SmartWorking, ou encore l’installation de 375 bornes de recharge électrique.
De l’autre, les indicateurs de bien-être au travail se dégradent, suggérant un décalage entre les priorités affichées et les attentes réelles des salariés.

Des avancées environnementales remarquables mais insuffisantes

Le projet de géothermie à Marly, première du genre chez AXA, permettra de réduire de 95% les émissions de gaz à effet de serre du site. Cette innovation, qui consiste à forer à 180 mètres de profondeur pour capter l’énergie géothermique, positionne l’entreprise comme pionnière dans ce domaine. Par ailleurs, l’obtention du label « Employeur Pro Vélo » pour neuf sites témoigne d’un engagement pour les mobilités douces, avec plus de 800 salariés optant désormais pour le Forfait Mobilité Durable.

Cependant, la transformation en SmartWorking, bien qu’elle réduise l’empreinte carbone des déménagements, pose questions sur l’adaptation des espaces de travail : Les problèmes d’acoustique remontés sur plusieurs sites, notamment à Val de Fontenay, illustrent parfaitement cette problématique. De plus, la verdification de la flotte automobile, limitée aux véhicules de Direction, reste insuffisante pour atteindre l’objectif ambitieux de réduction de 40% des émissions de CO2.

Les points d’alerte sociaux que la Cfdt soulève

Vos élus s’inquiètent particulièrement de la situation de la cellule maladie au sein du service Gestion de Paie et Déclaratif. Le taux de rotation élevé dans cette équipe, confrontée quotidiennement à des situations difficiles, révèle un mal-être profond qui nécessite une réponse structurelle. La Direction envisage certes une réorganisation vers plus de polyvalence, mais cette solution risque de diluer l’expertise nécessaire au traitement de dossiers sensibles.

Plus largement, avec une moyenne d’âge de 49 ans et 40 collaborateurs de plus de 60 ans, la question de la transmission des compétences devient cruciale. Nous regrettons l’absence d’un plan de transmission des connaissances clairement défini, d’autant plus préoccupant dans une Direction compte de nombreux métiers techniques. L’arrivée de seulement deux jeunes de 20-29 ans sur l’année écoulée ne suffit pas à assurer le renouvellement nécessaire des compétences.

Bilan social 2025 : la Cfdt décrypte les enjeux RH des Fonctions Centrales

Entre croissance des effectifs et défis sociaux

Le CSE des Fonctions Centrales vient d’examiner le bilan social 2025, révélant des tendances contrastées qui méritent toute notre attention. Avec 3 969 collaborateurs au 31 décembre 2025, soit une augmentation de 3,3% par rapport à 2024, l’entreprise affiche une dynamique de croissance qui cache néanmoins plusieurs zones d’ombre. L’instance a mené une analyse approfondie de ces données.

L’âge moyen des salariés diminue légèrement pour atteindre 42,2 ans, traduisant un rajeunissement progressif des équipes. Parallèlement, la part des cadres continue sa progression inexorable, atteignant désormais 95,3% de l’effectif CDI en activité : assistons-nous à une politique délibérée visant à n’employer, à terme, que des cadres ?

Mobilité et turnover : des signaux à surveiller

. Avec 358 entrées en CDI contre 241 départs, le solde reste positif, mais cache des disparités importantes. Les démissions représentent 70% des départs, un chiffre qui interroge sur l’attractivité et la fidélisation des talents. Plus inquiétant encore, la mobilité interne depuis les autres CSE d’AXA France chute de près de 40%, signalant potentiellement des freins à la mobilité interne au sein de l’entreprise.

L’analyse des promotions apporte néanmoins une note positive. Avec 161 promotions en 2025, représentant 4,6% de l’effectif, l’entreprise maintient une dynamique d’évolution professionnelle.
La parité progresse également puisque 52% des promus sont des femmes. Toutefois, les écarts salariaux entre les hommes et les femmes persistent, particulièrement visibles dans les classes 6 et 7, malgré les dispositifs d’égalité professionnelle en place.

Absentéisme et santé au travail : l’alerte rouge

Le taux d’absentéisme pour maladie bondit à 2,35% en 2025, retrouvant quasiment les niveaux de 2022. Cette hausse de 3 000 journées d’absence cumulées interpelle fortement vos élus. Nous y voyons le signal d’un mal-être croissant au travail, corroboré par les observations de la médecine du travail. L’explosion du nombre d’examens complémentaires, passant de 73 à 1 468, témoigne d’une dégradation de l’état de santé global des salariés.

Face à ces constats alarmants, la Direction met en avant ses dispositifs de prévention et d’accompagnement. Le programme de prévention des risques professionnels représente un investissement de près d’un million d’euros.
Cependant, ces mesures suffiront-elles à inverser la tendance ? Nous demandons des actions concrètes et renforcées pour prévenir les risques psychosociaux et réduire la surcharge de travail qui affecte tous les services.

Délocalisation des Notes De Frais: Un nouveau coup porté à l’emploi en France

Vos élus Cfdt ont rendu un avis défavorable s’associant ainsi à l’avis unanime des élus du CSE concernant le projet de délégation de gestion des Notes De Frais professionnels vers AGBS Maroc. Cette décision, qui concerne l’équipe frais généraux, représente une charge équivalente à deux temps pleins et s’inscrit dans une nouvelle étape de série de délocalisations successives. Elle alimente de fortes inquiétudes pour la Cfdt et l’ensemble des organisation syndicales quant à la pérennité de l’emploi au maintien des compétences en interne et au sens donné aux engagements sociaux et RSE d’AXA France.

Retrouvez notre article du mois dernier sur ce sujet ici.

Un projet économique au détriment de l’emploi en FRANCE

La Direction d’AXA France tente de justifier ce transfert d’activité en invoquant une soi-disant instabilité organisationnelle et des délais de traitement parfois supérieurs à 14 jours. Vos élus rappellent que cette situation est la conséquence directe de choix managériaux assumée et fondée sur des recours massifs à la précarité (CDD et alternants) au lieu de pourvoir durablement ces postes et de sécuriser l’équipe.
Le gain annoncé, évalué entre 60 000 et 80 000 euros, est dérisoire au regard des conséquences sociales de cette décision.
Cette économie est d’autant plus inacceptable qu’AXA France affiche, année après année des bénéfices extraordinaires obtenus grâce au travail de l’ensemble des salariés. Cette décision illustre une stratégie purement comptable en total décalage avec le discours sur la responsabilité sociale de l’entreprise.

Une stratégie de délocalisation systématique dénoncée

Ce nouveau transfert vers AGBS Maroc s’ajoute à une longue liste de délocalisations qui fragilisent progressivement l’emploi en France sacrifiant des emplois sur l’autel de la rentabilité à court terme.

Au-delà des suppressions directes d’emplois en France, ces délocalisations ont des impacts plus larges sur notre système social. Chaque poste transféré représente une perte de cotisations sociales : ce sont des cotisations en moins pour financer nos retraites, nos assurances maladies et plus largement notre modèle social français.

Les salariés, victimes d’une désorganisation orchestrée

L’analyse de la situation met en lumière une réalité préoccupante : la Direction a elle-même créé les conditions qu’elle met en avant aujourd’hui pour justifier cette délocalisation, comme cela a été le cas pour d’autres services, les années précédentes. En maintenant une équipe composée uniquement de contrats précaires (CDD, alternants), elle a organisé une instabilité structurelle qu’elle brandit désormais comme argument pour externaliser l’activité.

Nous demandons qu’un suivi régulier de la qualité de service, soit mis en place après le transfert, ainsi que la réalisation d’enquêtes de satisfaction auprès des utilisateurs afin de mesurer l’impact de cette décision.

Un signal inquiétant pour l’avenir

Ce projet envoie un signal très préoccupant quant au devenir des activités support au sein d’AXA France. Constant, nous resterons pleinement mobilisé pour défendre l’emploi en France et s’opposer aux délocalisations en cascade.

La balle est désormais dans le camp de la direction : entendra -t-elle cet avis défavorable unanime et acceptera-t-elle de revoir ses futurs projets de délocalisation ou persistera-t-elle dans une stratégie en contradiction avec ses engagements sociétaux ?

Congés anniversaire

Les congés anniversaire doivent être pris durant l’année civile, sans quoi ils seront perdus.

  • 10 ans d’ancienneté : 5 jours de congés anniversaire
  • 20 ans d’ancienneté : 10 jours de congés anniversaire
  • 30 ans d’ancienneté : 15 jours de congés anniversaire

Transfert des congés vers le PERECO

Limite maximale de 10 jours par an toutes campagnes confondues : JR , CP et CET.

Seuls les jours de congés payés non pris au-delà de la période minimum de 4 semaines peuvent être transférés (soit un maximum de 6 jours par an pour le CP ).

Périodes de transfert

  • JR : entre le 1er et le 31 janvier, solde à reporter d’une année sur l’autre.
  • CP : entre le 1er et le 30 juin, solde à reporter d’une année sur l’autre.
  • CET : entre le 1er et le 31 octobre, solde à reporter d’une année sur l’autre.

Heures de récupération ou Repos Compensateur

L’outil Pléiade indique que les repos doivent être pris avant le 31 décembre.
La Direction confirme que ces heures ne seront pas perdues si elles ne sont pas prises avant cette date.

La Direction recommande :
– Pour les salariés payés en heures : les récupérer dans les 2 mois.
– Pour les salariés en jours : les prendre dans l’année.

Restauration sur le site de NANTERRE

Enquête de satisfaction

64% de satisfaction mais des nuisances qui persistent :
– bruit important
– forte affluence
– manque de place
Situation particulièrement critique entre 12h15 et 13h.

La Direction indique que des actions sont en cours pour réduire le bruit et améliorer la luminosité.

La réalité reste inchangée. La CFDT constate que l’environnement ne permet toujours pas aux salariés de déjeuner dans de bonnes conditions.

Période du 3 au 21 août

  • Fermeture des Halles et de Food Chéri. 
  • L’offre de la Trattoria sera réduite.

Fréquentation 

  • Une hausse de la fréquentation est constatée le vendredi, tandis qu’une baisse est observée le mercredi.
  • Le mardi et jeudi restent toujours très chargés.

Assistance Toqla

Numéro : 09 69 39 77 47 (lundi-vendredi, 8h30-18h).

Menu Malin

  • Prix : 3,33 €.
  • Ne passe pas aux caisses automatiques.
  • Mise en avant via affichage.

Anti Gaspi

Commande entre 13h30 et 14h30 via l’application Toqla.

Restaurant le Repère

Menu disponible sur Toqla (rotation de l’offre).

Atelier T5  – Menu signature 

  • Communication diffusée sur les écrans Sodexo et Toqla
  • Réservation obligatoire via l’adresse mail indiquée

Food Chéri

  • Choix insuffisants pour les salades.
  • Organisation à parfaire le midi.

Distributeur d’eau pétillante

La Cfdt signale de nouveau que ces distributeurs, situés dans les étages et dans les restaurants d’entreprise, ne sont pas régulièrement réapprovisionnés en recharge.

Taux d’occupation

L’occupation mesurée par les capteurs de présence situés sous les bureaux montre des niveaux élevés certains jours (80% à 97%).
La Direction estime qu’aucune difficulté particulière n’est constatée.

La Cfdt ne partage pas cette position, confirmée par les remontées des salariés.
Pour beaucoup d’entre nous, la venue sur site n’a de réelle pertinence qu’à condition d’être avec son équipe.