L’accélération de l’inflation en 2026, la flambée du prix des carburants et le cumul d’années de stagnation des montants de remboursement nécessitent la revalorisation des montants de remboursement des frais professionnels.
La Cfdt demande :
L’alignement des Indemnités kilométriques sur le barème fiscal.
Une indemnité complémentaire carburant de 50 € par mois pour les itinérants qui utilisent leur véhicule personnel.
Les salariés qui exercent leur métier sur le terrain n’ont pas à payer pour travailler.
Nous regrettons l’absence de décorrélation claire entre l’augmentation du salaire fixe et l’augmentation des Obligations Minimales de Production (en deçà desquels il n’y a pas de commission). Cela revient à imposer aux salariés de travailler plus pour financer leur propre augmentation !
Ces propositions ne permettent pas d’assurer une progression salariale équitable à la hauteur de l’engagement des commerciaux.
Pour compenser la perte de pouvoir d’achat, la CFDT demande à nouveau une prime de partage de la valeur (PPV).
La Direction doit soutenir nos commerciaux dont l’engagement et l’investissement contribuent largement aux résultats de l’entreprise.
Vos élus rappellent les enjeux de la future négociation de simplification de la rémunération des salariés commerciaux et rappelle que, pour aboutir, la Direction devra entendre les attentes du réseau.
Nos investissements financiers constituent le plus gros de nos émissions carbones. Comme nous l’avons déjà dit, la Direction doit accélérer la décarbonation de notre portefeuille d’investissement. Pour autant, il ne faut pas négliger les impacts de notre fonctionnement interne. Nous prenons du retard sur la gestion de la flotte de véhicules, mais le programme d’électrification en cours devrait permettre de le combler au fil des renouvellements.
Sur la dimension immobilière, la Direction limite les impacts au fil des modifications de sites.
La rationalisation du parc informatique permet de baisser de 7% les émissions de notre IT. Pour la Cfdt, c’est positif mais pas suffisant. L’accélération de l’usage de l’IA générative, gros émetteur de carbone et gros consommateur d’eau, nécessite d’apporter les informations aux salariés usagers pour aller vers un usage plus vertueux.
Jusqu’alors chaque direction gardait ses Frais Généraux et son Contrôle de Gestion pour mieux piloter son budget.
Ce projet prévoit de regrouper, au sein de la Direction Financière, les activités de contrôle de gestion et de facturation localisées dans les Directions DT2, DRH, SG et ASC. Au global, 25 salariés seront concernés par un changement de rattachement hiérarchique : 12 issus de la DT2, 8 de la DRH, 3 du SG et 2 d’ASC.
La Direction s’engage à maintenir le site de travail de chaque salarié impacté par cette réorganisation (Nanterre, Isneauville et Pessac). En cas de pluri-activité, ce sera l’activité dominante du salarié qui sera privilégiée. Toutefois, les souhaits des salariés seront entendus.
La Direction expose ses motivations :
Des perspectives de carrières plus larges pour les salariés qui rejoignent la Direction Financière.
La baisse des redondances dans les activités, sans que cela affecte les outils utilisés qui sont principalement Excel et Power BI.
Dans le cadre des services partagés avec AXA GO, les équipes actuelles continuerons à assurer le suivi financier d’AXA GO.
Gros point noir de cette réorganisation la délocalisation de l’activité de facturation, qui sera déléguée à AGBS Maroc au fil des départs naturels.
Une nouvelle fois, la Direction fait le choix de supprimer des postes en France, ce qui revient à vider petit à petit le réservoir de postes à pourvoir en France. La Cfdt est viscéralement opposée à cette politique qui s’est affirmée au fil des années, alors même que les bénéfices qui en sont attendus se révèlent bien maigres.
Jadis la Direction savait accompagner dignement les salariés lors du grand départ en retraite après des années de très bons et loyaux services.
Aussi, lorsque qu’AXA France affiche « une conviction forte » avec une « expérience collaborateur qui ne s’arrête pas le jour du départ », le contraste est saisissant avec les nombreux retours d’expérience. Trop de salariés sont partis avec un sentiment d’amertume.
La Cfdt demande à la Direction de donner les moyens aux équipes de témoigner aux salariés qui partent toute la reconnaissance qu’ils méritent et de valoriser ces moments.
Les canicules sont de plus en plus fortes, longues et fréquentes. Nous regrettons que la Direction n’ait pas donné suite à notre demande d’ouvrir la possibilité de télétravail intégral pendant la semaine de canicule, renvoyant à l’appréciation du manager pour gérer les situations individuelles et accorder des dérogations ou non. Nous avons relevé toutes les postures, des plus compréhensives aux plus rigides.
Pour vos élus, ce refus de permettre le télétravail intégral fait abstraction du fait que, pour beaucoup de salariés, il faut traverser l’enfer des transports pour arriver au paradis promis que sont les sites climatisés.
Plutôt qu’agir pour protéger les salariés la Direction a finalement subi en étant contrainte de fermer le site de Nanterre en raison d’une panne de la climatisation ! Concernant, cette fermeture, vos élus Cfdt déplorent que les salariés de passage à Nanterre n’aient pas été prévenus en amont de la fermeture, alors que nous l’avions pourtant demandé.
Les salariés sont engagés (87%) et la Direction devrait en tenir compte pour mieux entendre puis traiter les demandes que nous relayons. Quand la Santé, le Bien-Être et la Liberté d’Expression sont en recul, et que l’Etat d’Esprit reste toujours bas, l’évolution du climat dans l’entreprise ne peut qu’inquiéter. Nous constatons aussi que les salariés ont le sentiment que la Simplicité ne s’améliore pas malgré les différents chantiers mis en œuvre.
Les 5 thèmes ayant fait l’objet du plus grand nombre de verbatims sont :
14% : IA (formation, outils insuffisants, accès limité, SecureGPT).
11% : Charge de travail (surcharge, sous-effectif, recrutement).
Situation alarmante à la Direction de l’AUDIT.
Nous alertons la Direction sur la situation de souffrance dans la Direction de l’Audit et sur l’évocation des problèmes managériaux par les salariés : « HELP ! SOS d’une équipe Audit en détresse !!! » « Le risque de stress intense / burn-out qui semble gagner ce secteur de l’entreprise devient inquiétant. »
Les résultats du Pulse dans cette direction sont catastrophiques alors que, précédemment, ces équipes étaient plutôt en tête des résultats. Cette dégringolade se traduit par une baisse (jusqu’à 15 points), de tous les items.
La Direction répond à notre alerte et s’engage à prendre des mesures pour solutionner la situation. Elle nous présentera un point au prochain CSE Central.
Le CSE Central a obtenu que l’instance soit consultée sur le projet AXELERE. L’information donnée aux élus s’avère décevante puisqu’elle se résume à la méthode qui sera mise en œuvre, alors que nous demandions à voir le détail des 300 initiatives qui constituent le projet pour pouvoir mesurer leur impact sur les conditions de travail et sur l’emploi.
L’objet d’AXELERE est limpide, gagner en compétitivité et diminuer le coût unitaire de nos contrats tout en répondant à l’attente croissante de nos clients. AXELERE concerne toutes les directions et s’appuie sur différents leviers : IA & automatisation, renoncements, modèle opérationnel, optimisation des achats, shoring.
Parmi ces initiatives, certaines ont un impact économique sans affecter le travail des salariés. C’est le cas des achats (loyers, achat IT…). Mais ce qui préoccupe la Cfdt, ce sont les sujets qui impacteront les conditions de travail et l’emploi.
La Direction ne nous donne pas d’informations sur ces sujets, d’où une proposition soumise au vote de l’instance en vue de désigner un expert pour nous aider à y voir plus clair préalablement à la mise en oeuvre du projet. Si UDPA-UNSA, FO et la Cfdt ont soutenu cette demande, le choix de la CFE-CGC de s’en dissocier ne nous permettra pas d’en savoir plus à ce stade.
Le CSE Central devra donc se contenter du regard de l’expert économique de l’instance au fil du déploiement des 300 initiatives, mais sans pouvoir réagir en amont. La Cfdt considère cette situation extrêmement dommageable pour un dossier de cette importance.
Vous avez été décommissionné sur des contrats (PER….) pour abaissement de frais à 0 dans les 2 ans? Sachez que si les clients poursuivent leurs versements mais qu’un prélèvement ne passe pas, vous serez décommissionné une seconde fois.